En route vers Erua …

Comme je vous l’expliquais dans mon dernier article, nous avons donc quitté la péninsule du coromandel. Notre prochaine étape avec Xavier : Rotorua ! Nous y arriverons le 28 Mars dans la journée, le temps pour nous de trouver un endroit ou dormir et de se préparer pour une petite soirée 😉 La particularité de Rotorua, c’est que la ville se situe sur une zone volcanique très active. Ici pas besoin de gaz pour se chauffer l’hiver, ni de centrales nucléaires 😉 Le seul inconvénient : ça sent l’oeuf pourri, merci le souffre ! Et devinez quoi, on a garé le van et la voiture de Xavier juste à coté d’un lac en activité, ça sent le lendemain galette ! ( c’est clairement stylé d’écrire, tous mes souvenirs me reviennent ). Dans l’après midi avec Xavier, vu qu’il pleut, on part se faire un ciné : Captain Marvel … 20$NZ … Je me suis endormi, ca fait chère la sieste. Quand je me suis réveillé une heure après le début du film, impossible de reprendre le train en marche … Je me suis dis, ok, c’est pas grave je vais demander à Xavier. Sa réponse : ça faisait un demi-heure qu’il galérait à comprendre … le gars a dormi les 30 premières minutes … On appelle ça un échec ! Bref ce film est ptet stylé mais j’ai capté chibre ! Après le ciné, le coiffeur pour Xavier, de mon coté pas encore prêt pour la coupe. Le gars a choisi le coup tif le moins cher du bled. Le gars est tatoué de partout … Mec c’est pas un coiffeur, c’est un tatoueur 😀 ! Pendant la coupe de cheveux, le gueule de Xavier passe par plusieurs étapes … j’arrête de regarder parce que je vais pas tarder à éclater de rire. Mais bon au final ça passe. Il est 17h : direction les bars. Sur le chemin vers le SOBAR, on reserve un session rafting pour le samedi 30 Mars à 11h. D’ici là on aura le temps de décuver !

Le lendemain matin après une soirée bien arrosée, mon réveil se déroule en plusieurs étape. Etape 1 – 8h du mat : je suis pas seul dans le van, mais j’ai toute mes fringues, j’ai du m’endormir … encore ! Etape 2 – 9h30 du mat : je sors du van pour me faire un bol de chocapic. Je pensais que ça irait mieux après ça, mais clairement faut que je retourne dormir, j’ai comme du gravier dans les yeux, c’est horrible ! Etape 3 – 13h : ca va mieux, j’ai les crocs ! Je check le Van de Xavier, le gars est parti se faire masser ! La gueule de bois finira par passer, et ça tombe bien, il est 16h, Rom vient de nous rejoindre. On part se caler dans un camping avec piscine extérieur géothermique. Et quoi de mieux que d’aller s’y relaxer avant la prochaine soirée ! Au Repas ce soir, cote de boeuf accompagnée d’une bouteille de vin et de quelques bières. Nous partagerons notre table avec une famille Anglaise. Fort sympathique, on s’attardera un moment avec eux autour d’un jeu de cartes et de quelques verres supplémentaires. 23h, on décolle pour les bars, la soirée sera brève, Rom est parti téléphoner dehors sans savoir que toute sorti était définitive. C’est un signe, il est temps d’aller nous coucher.

Samedi 30 Mars, 10h du mat, c’est parti pour le rafting. Départ en bus en direction de black water river. Sur place, nous prenons nos équipements : rames, gilets, casques. Puis un autre bus nous emmène à notre point de départ. Pendant le trajet, briefing sécurité pour savoir réagir en cas de problème du style « que faire si le raft se retourne dans un rapide ». Pas vraiment rassurés en sachant qu’une chute de 7 mètres nous attend. Bref on porte le raft jusqu’à la rivière, mise à l’eau, embarquement et c’est parti ! On reste attentifs aux instructions du leader : Front, back, out, down, hold … Ca parait simple comme ça mais notre équipe a mis un peu de temps avant de se synchroniser. Heureusement nous avons fini par comprendre avant la chute d’eau ! Quelques photos qui vous donneront une idée de cette aventure en rafting 😉 FUCK YEAH !

Dimanche 31 Mars, Direction Taupo pour une journée VTT de descente ! Le problème c’est que pour avoir une descente il faut d’abord monter … Et je me souviens clairement avoir vu ma biche transpirer comme jamais, je dirais même transgoutter ! Ca méritait bien une petite récompense. Pour finir en beauté, bain chaud gratuit ! Situé à 5 min du centre ville, nous irons donc finir le weekend à Taupo Hot Pools ! Spot au top, mais qui dit gratuit dit blindé !

Fin du weekend, Romain repart en direction d’Auckland et avec Xavier nous prenons le temps d’aller nous ravitailler en eau avant de trouver un endroit pour la nuit. Pas mal de voiture sur le parking du point d’eau, un concert gratuit est entrain d’avoir lieu. On avait pas prévu de s’attarder mais clairement le son est sympa, on décide de se rapprocher. Nous finirons par comprendre qu’il s’agit en faite d’un événement organisé par une communauté catholique. Avec des textes religieux, leurs musiques rocks ! Un des organisateurs viendra nous voir pour savoir ce que nous faisons dans le coin. Content de voir que son événement attire de nouvelles têtes. Nous aurons même droit a une distribution de donuts pour terminer cette journée à Taupo. A la fin du concert, nous prenons la direction d’un camping self contained situé au bord de la rivière. La pluie finira par tomber pour ne s’arrêter que le lendemain en fin de journée. Au réveil, clairement pas motivé de mettre un pied dehors mais bon pas le choix. Il est également temps de réfléchir à ma prochaine destination. Xavier lui, doit continuer sa route vers le sud. De mon coté, je ne veux pas trop m’éloigner et je dois penser à notre prochain weekend avec Rom. C’est la bonne période pour aller faire du fruit picking à Tauranga. J’ai déjà un contact sur place pour un job. Et d’un autre coté je pense à mon prochain wwoofing dans la région de National Park (Tongariro). J’ai besoin d’un moment pour réfléchir. Xavier prend la direction d’un backpacker à Taupo. On se sépare, sensation bizarre aprés 5 semaines passées ensemble. Après plus d’une heure à ne pas savoir quoi faire, je fini par renvoyer un message à Xavier pour le rejoindre au backpack. L’aventure avec lui ne se termine pas ici. Pas encore ;-). Je m’installe donc au backpack de Taupo pour les 2 prochaines nuits. Le soir nous irons prendre une bière dans un bar du coin : The Trout Brewery. La bière est locale, on se régale !

Lendemain matin, on discute avec d’autres travellers qui ont pour projet de faire l’alpine crossing. Xavier n’a jamais exploré cette région. Je lui propose donc le Northern Circuit sur deux jours avec une nuit en refuge. Il est chaud, on réserve notre nuit à Oturere Hut.

Me voila donc une nouvelle fois au milieu du Tongariro National Park. Les conditions météo sont parfaites : grand soleil, température avoisinant les 15 degrés, et un léger vent. Après 3h de marche, on arrive au premier refuge du Northern Circuit. On s’y arrêtera pour la pause déjeuner. Sur place, trois femmes d’une cinquantaine d’années, plutôt ravi de voir des jeunes débarquer dans le refuge. Désolé Mesdames, nous ne faisons que passer. On fera la rencontre de la gardienne du refuge, très charmante. Après avoir discuté rapidement, on repart en direction d’Oturere . La voie vers le col est dégagée, je découvre enfin ce paysage lunaire qu’il m’était impossible d’imaginer 2 ans plutôt en raison d’un épais brouillard, d’un froid hivernal accompagné de neige et de fortes rafales de vent. Certains s’en souviennent, j’en suis certain ! Et pour vous les copains voici les photos 😉

Arrivé à Oturere Hut, nous faisons connaissance avec d’autres backpackers. Parmis eux : Theresa alias Tesa, une allemande originaire de Koln. Il y a également un couple de Français venus pour tenter l’ascension du Ngauruhoe, le deuxième plus haut volcan de Nouvelle Zélande – on échangera rapidement sur mon expérience avec l’ascension du Ruapehu – je pense que de leur coté ils doivent se préparer à cramer leur énergie dans le schiste qui ne les aidera pas à avancer à rythme constant – ils ont l’air prêt, le réveil sonnera à 3h du mat pour eux.

6h du matin, le ciel est clair, il fait un peu frais, je me pose sur un rocher en attendant le Soleil qui ne devrait plus tarder. Je crois que c’est ce calme, cette tranquilité, cette sensation d’être apaisé et de vivre l’instant présent que je suis venu chercher … n’est ce pas le plus important finalement ! Le groupe est prêt, nous nous suivrons tout au long de la randonnée, qui se finira dans un camping avec quelques bières, des étirements, un carnet de chant et une guitare.

Le lendemain matin, il est temps pour moi de partir vers de nouvelles aventures. Le temps a filé depuis que nous nous sommes rencontrés à Kuaotunu avec Xavier … Je ne suis pas prêt d’oublier cette partie de mon aventure avec lui. A cet instant, j’ai la sensation que c’est la fin d’un épisode, mais dans peu de temps je serais de nouveau sur la route, prêt pour de nouveaux défis et de nouvelles rencontres. See you Xavier, avec plaisir sur l’ile du sud.

La dernière fois que nos chemins ont failli se séparer avec Xavier, j’hésitais à partir vers Tauranga, régions des kiwis, pour du fruit picking ou à rester dans le National Park pour une nouvelle expérience woofing. Cette fois ma décision est prise, je suis attendu en fin de journée à Erua. Une sorte de lieux dit sur la route principal de National Park. Joss la propriétaire, que j’ai eu en début de semaine au téléphone, m’a fait comprendre qu’ils avaient besoin avec son mari d’aide pour stocker le bois et préparer l’hiver. Leur propriété est isolée, pas de réseau, peu de débit pour internet et l’énergie vient soit du feu soit des panneaux solaires. Histoire de me bien faire comprendre ce qui m’attendait, elle m’explique que les derniers woofers qui sont venus chez eux ne sont restés que quelques jours en raison de l’isolement qui ne leur correspondait pas … Je ne me laisse pas démonter, c’est ce genre d’expérience que je suis venu chercher.

En fin de journée, je me retrouve donc sur la route vers Erua. Lorsque vous êtes sur la route principale pour aller vers le sud, il vous faut prendre sur la droite au panneau. C’est alors une gravel road qui vous attend sur plusieurs Kilomètres. Je reste donc prudent avec le Van. Je roule tranquillement mais cela suffit à créer un nuage de poussière sur plusieurs mètres derrière moi. La route ensuite se sépare et je continuerai mon chemin sur la droite jusqu’à arriver devant un portail sécurisé. Je rentre le code que j’avais noté sur un post-it et collé sur le volant du van. Encore quelques minutes et je ferais connaissance avec mes nouveaux hôtes. Plus de GPS depuis le début de la gravel road, il est donc important dans ce genre d’endroit de faire un point carte avant de s’y rendre. Me voila donc arrivé devant la propriété de Joss & Steve. Je serais accueilli par Lily, leur chien. Les présentations faites, Steve s’empresse de me faire faire un tour de sa demeure. Il a tout construit, au fur et à mesure des années, en utilisant le bois présent sur ces terres : le Tautra. Sur le toit, des panneaux solaires pour fournir l’électricité de toute la maison. Au Rez de chaussé, un poêle à bois pour chauffer la maison, un autre pour faire chauffer l’eau des ballons et un dernier pour les plaques de cuisson. Ils sont complètement autonomes ! Et pour l’eau : des cuves de plusieurs centaines de litres sont enterrées dans le sol pour récupérer les eaux de pluie. La maison comme la plupart des maisons en Nouvelle Zélande est construite sur pilotis. Gros avantage quand il faut un espace de stockage pour laisser sécher le bois. Néanmoins, en cas de forte rafale de vent, on ne se sent pas forcément à l’abris. En réalité, ça reste du solide. Pas besoin de plus pour la région qui présente d’autres menaces que les tempêtes. Les volcans sont tout proches et ici en NZ, ils se réveillent de temps en temps ;-). Après un briefing rapide des installations dont dispose la maison, Steve me présente ma chambre qui se situe à l’étage. La vue donne directement sur le Ngauruhoe. Les espaces de cette maison sont superbes, on y respire grâce à la hauteur sous plafond. Toute les poutres transversales sont apparentes. La structure en croix permet de comprendre la façon dont le bâtiment a été construit. C’est une sacré baraque et je sens que je vais m’y plaire ! Le repas préparé par Joss est prêt. Après ce festin, je ne m’attarderai pas trop, je dois être en forme pour travailler avec Steve dès le lendemain.

Pour ce premier jour de travail avec Steve, le temps devrait nous permettre de commencer à stocker le bois pour l’hiver. Sur ses terres de plusieurs hectares, Steve a créé des parcelles qu’il a allouées à différents copropriétaires. Il dispose de tous les arbres nécessaires à la rentabilité de son exploitation forestière. Constitué principalement de Tautra, cet arbre est utilisé pour la construction des maisons en Nouvelle Zélande. Il a donc un certain nombre de commande à l’année qui lui permette de faire tourner son business. Ce bois sert également son propre besoin de chauffage par exemple. Ce jour là, nous effectuerons une dizaine d’aller retour avec son pick-up et sa remorque. Déchargement et transport des lopins à la brouette et stockage autour de la maison. L’empilage est assez technique, il doit monter assez haut par endroit.

Sur le reste de la semaine, nous avions pris l’habitude de se retrouver pour le petit déjeuner à 7h du matin pour être dans le pick-up avec the sound – station radio locale rock’n roll – dès 8h. Parfois on commençait la journée en allant nourrir les biches et le cerf présents sur la propriété. Il ne valait mieux pas tomber sur le cerf en rute ! Au menu, des carottes coupées à la hache. T’es bucheron ou t’es pas bucheron ?

Plusieurs missions nous ont occupées cette semaine la. Et j’ai eu la chance exceptionnelle – pour cette région réputée pluvieuse – de pouvoir travailler sous un soleil de plomb avec un ciel dégagé parfois jusqu’au Taranaki ! Comme ce jour là ou nous devions préparer une commande de Tautra. Nous nous sommes rendus sur le point le plus haut de la propriété et nous avons mis en route la beyte : La SAWMILL. Steve avait déjà abattu le tronc qui allait nous permettre de débiter les lopins. Il a donc pris les commandes du tracteur capable de lever le tronc dont le poids peut atteindre les 10 tonnes ! Nous avons ensuite caler le tronc dans l’axe de la sawmill.

La sawmill est constituée d’un moteur entrainant deux scies circulaires – d’un diamètre d’environ 80cm – sur deux axes vertical et horizontal. Et capable de se déplacer – le long d’une règle longitudinal mise à niveau au préalable – sur une dizaine de mètres. A chaque extrémités, les chaines de levages pour la mise à niveau. La sawmill peut se déplacer suivant 3 axes : en transversal, en longitudinal et en hauteur. Un peu de lubrification. Dernier check des dents des scies circulaires qui seront refroidies à l’eau pendant la coupe. Et c’est parti, moteur ça tourne ! Les premières passes nous permettront de surfacer l’écorce afin d’obtenir des surfaces planes dans les deux axes. Ce sera également le moment de vérifier la qualité du tronc, vérifier que le bois est sain. Cette fois là, tout est ok !

Le gros inconvénient quand tu démarres ce genre d’activité, c’est le vent. Lorsqu’il souffle dans ta direction et que tu es au commande. Au moment ou tu commences à débiter le tronc en planches – 5 cm de haut – toutes les sciures te reviennent dans la face. Et quand tu n’as pas de lunettes de protection, ça peut faire des dégâts. Au bout de 15 minutes, je passe le relais à Steve. Le temps d’aller chercher mes lunettes de piscine … On fait avec les moyens du bord. De retour au commande, j’ai les yeux en vrac mais je suis équipé ! Vla la gueule du bûcheron !

La vue depuis le poste de commande est juste magnifique, je suis encore capable de l’imaginer en fermant les yeux. De ressentir le vent et la chaleur du soleil sur mon visage et l’odeur du bois. A gauche le majestueux Ruapehu parsemé de neige sur le sommet et a l’opposé en direction de la mer, le sublime Taranaki. Il n’y a pas meilleur endroit pour travailler !

Une fois les planches découpées, on les transfère sur un autre poste. Autour de nous c’est comme si une bombe avait explosé … il y a du bois partout et il n’est pas impossible de se casser la gueule. Du coup pendant le transport des planches pour le découpage en lopin, on reste vigilant. Je finirai par mettre le pied dans une belle mare de boue, vla la gueule de ma pompe … Pour le découpage en lopin, nous utiliserons une chainsaw. Au préalable on viendra fixer une règle métallique sur la planche de Tautra. Installée à la verticale dans un étau, la chainsaw sera entrainée par un cable le long de la règle métallique. L’avance est manuelle, il faut donc rester vigilant pour éviter une rupture de la chaine.

A la fin de la journée, 70% de la commande est prête. La journée a été longue, il est temps d’aller reprendre des forces. En général après une journée de travail bien remplie, nous avions juste le temps de nous faire propre avant de passer à table. Chez Joss & Steve, la table c’est devant la télé avec un plateau repas. Et coté sujet de discussion, nous étions souvent amené à parler du 1080, un poison utilisé pour soit disant protéger les espèces endémiques (native birds) et donc tuer les prédateurs. Le problème c’est que selon eux et c’est aussi la vision de beaucoup d’autres citoyens NZ, ce poison censé tuer les possums, les rats et autres rongeurs indésirables, serait aussi responsable de la disparition de certains oiseaux. Le problème d’un poison pulvérisé dans l’air c’est qu’il n’est pas ciblé. Le possum qui va être contaminé par le poison va agoniser pendant de longues heures avant de mourir. Son corps se décomposera de façon naturelle avec l’aide des larves qui seront ensuite mangées par les oiseaux natifs. Vous avez compris j’imagine … Les chiffres du DOC (department of conservation) montrerait un impact bénéfique pour les espèces endémique. Cependant, sur les terres de Joss et Steve, la pulvérisation du poison n’est pas autorisée – propriété privé – il est alors facile d’observer les oiseaux natifs comme l’emblématique Tui. Pourtant menacé par des prédateurs importés pendant les différentes colonisations. Dès lors que l’on sort de la propriété, j’ai eu beau chercher, je n’ai rien vu voler … Ce sujet fait débat en Nouvelle Zélande et nous en avons beaucoup parlé pendant mon séjour. Il est assez difficile pour moi de cautionner cette souffrance sur des animaux arrivés en Nouvelle Zélande à cause de la négligence humaine.

Au cours de cette première semaine, nous avions une dernière mission avec Steve. Il avait été contacté quelques semaines plus tôt pour se rendre à Whakahoro. Situé à 2h de route, nous étions parti à 7h ce matin là. Après un trajet sur des routes sinueuses, on était arrivé devant le blue duck café, un des meilleurs en Nouvelle Zélande. Aux apparences de saloon, le blue duck est un des plus vieux établissement de la région. Et son propriétaire est un vieil ami de Steve. Les photos affichées sur les murs peuvent en témoigner. Il a fait appel à Steve car il souhaite faire abattre un certain nombre d’arbres pour créer une extension au blue duck café. Et vendre le surplus pour se faire un petit bonus de fin de mois. Ce matin, après un excellent café, nous partons donc en reconnaissance. Le blue duck est entouré par des collines verdoyantes avec des zones plus ou moins boisées. Par endroit, des chalets pour les employés. On croisera également des parcs à chevaux. Ils doivent proposer des excursions aux touristes qui viennent s’aventurer dans la région. Des chiens de chasse sont également présents. Les gens qui vivent ici ont l’air d’être complètement autonomes, ils ont un look très cow-boy, ca me plait ! Après presque 2h de marche, nous retournons au chaud au blue duck pour faire un dernier débrief. Steve discute planning avec son ami. De ce que je comprend, il reviendrai dans deux mois avec une parti de son matériel dont la sawmill pour faire le job. Ils pensent rester sur place pendant plus d’un mois. Il viendra donc avec sa caravane pour s’installer provisoirement sur place. Il leur faudra de la main d’oeuvre, il me proposeront de se joindre à eux. Je dois réfléchir, mon plan est de passer l’hiver sur l’ile du sud. Mais l’endroit et les gens que j’ai rencontré aujourd’hui me laisse hésiter … De retour à Erua, un bon repas nous attendait. Demain nous serons déjà vendredi 12 avril, la semaine est passée en un claquement de doigt.

Ce weekend là, nous avions prévu de nous retrouver une nouvelle fois à Raglan avec Romain, Eric et Sidh – des collègues de Romain – et Tesa. On se retrouvera directement sur le camping Holiday Park Raglan. Au programme : du surf, du soleil, de la plage, de la bière et des cocktails !! En fin de matinée le samedi, on part planche de surf sous le bras se mettre à l’eau pour une session de deux heures pendant laquelle nous passerons plus de temps à ramer – à cause des vagues qui s’enchainent – sans jamais passer la barre, sauf Romain, qui loin derrière attend le bon moment, il est au bon endroit ! C’est parti il se lève, il est en haut de la vague, c’est méga haut et je me dis : il va en prendre une bonne !! Au dernier moment il se remet à plat ventre et passe derrière la vague, c’était la bonne décision. Il finira par se lancer de nouveau avec une vague moins technique qui le ramènera jusqu’a la plage, debout il est fier, les biceps en l’air tel Aquaman sur sa planche. De mon coté je ressortirai un peu comme le linge à la fin d’une machine … essoré !

L’après-midi, nous assisterons à une compétition de surf non loin de là. Notre spot surplombe la plage et nous permet d’observer les surfeurs qui nous régalent. A l’heure du goûter, un TIM-TAM et une sieste au soleil. Pour finir cette journée en beauté, le soir, nous avons rendez vous avec les Blues, l’équipe de rugby d’Auckland qui affronte les Chiefs à Hamilton. Ce soir la, le match sera interrompu par un Streaker … Un des supporters s’est introduit nu sur le terrain pendant une remise en jeu. Il a commencé sa course poursuivi par un gars de la sécurité qui a fini par glissé face la première. Lorsque la cavalerie finit par arriver, il esquive un garde, puis deux tandis que le troisième d’un tout autre gabarit, le plaque violemment au sol avant de le menotter et de l’accompagner jusqu’à la sortie. Après ce divertissement inattendu, le match reprend. Les Chiefs finiront par remporter le match 33-29. Let’s go Chiefs, fuck the Blues !

Le dimanche, on commence la journée par un brunch. Nous irons ensuite nous promener non loin de Raglan pour voir une chute d’eau plutôt populaire dans la région. Bel endroit effectivement, qui nous permettra de partager un bon moment tous ensemble. L’après-midi nous irons profiter de la plage – pas de surf pour cette fois – just chill, drink and relax ! Romain décide de rester pour la soirée et de reprendre la route pour Auckland tôt le Lundi matin. Eric et Sidh partiront en fin d’après-midi. Comme le veut la tradition à Raglan, les soirées ont lieu le dimanche soir. Après un bon resto accompagné d’une bonne bouteille de rouge nous irons finir le weekend dans un bar : le Yot Club. On commencera la soirée prés d’un feu dans la cour du pub, puis après quelques verres, nous irons danser sur de la musique electro-hippie. Lendemain matin, romain décolle à la fraiche mais pas très frais ahah ! il est temps pour moi de retourner woofer avec Steve. Hâte de leur raconter mon weekend et de leur montrer la video du streaker ! See you Biche, le weekend pro : Ingrid, ta louve, arrive !

De retour Erua, Joss et Steve sont ravi d’apprendre que nous étions au stade pour le match des Blues. Après un weekend bien remplie, c’est reparti pour une semaine qui s’annonce plutôt chargée. Au programme, nous commencerons par finir de faire la réserve de bois pour l’hiver. Cela nous prendra deux bonnes journées. Le Mercredi, Steve a fait venir un mécano du coin pour changer les freins de son bulldozer de 1960. Une pièce de collection constitué uniquement d’élément mécanique, pas d’hydraulique, toujours en état de marche. Après ouverture des trappes d’accès aux freins, celles-ci sont remplies d’eau, on commence donc par les vidanger. Après inspection, les freins sont en bon état et ne nécessitent pas de changement. Il y a pourtant bel et bien un problème. On remonte donc la chaine des causes, et on finira par se rendre compte que le système de tringle censé venir écraser les freins, lorsque la pédale est actionnée, est rompu. La barre en 2 partie initialement liée par un élément mécanique fileté présente un jeu qui ne permet pas d’actionner les freins. Après quelques heures de démontage pour récupérer la pièce défectueuse, le mécano confirme ce qu’il pense être la cause du problème en voyant la pièce … les filets se sont arrachés avec le temps. On ne pourra rien faire de plus pour aujourd’hui.

Le lendemain matin, nous nous rendons à Taumarunui avec Steve. Situé au nord d’Erua, cette ville de petite taille est le QG de Steve lorsqu’il a besoin de faire réparer son matériel. Sur place, on arrive devant un petit atelier de reprise mécanique. J’aperçois des tours conventionnels – pas de Haulin dans ce coin là du monde – des fraiseuses et des ponceuses à bande. Steve connais bien les gars sur place, ils ont grandi ensemble, on se fera payer le café. Pour notre problème, le patron propose d’usiner un nouvelle pièce – Délai : 2 semaines – Steve accepte le deal. Avant de rentrer, on en profite pour déposer les chaines des tronçonneuses en affutage dans un autre workshop. Et au passage, Steve me fera découvrir une spécialité du coin : la venison pie. C’est une sorte de tourte avec de la viande de biche à l’intérieur. Ça requinque ! Je ne sais pas si je l’avais déjà mentionné mais il y a quelques élevages de biche en Nouvelle-Zélande.

Pour le reste de ma semaine à Erua, notre dernière mission consistera au ramonage de la cheminée. Autrement appelée opération casse gueule ! Un jour en fin d’après midi, on grimpe donc sur le toit. Problème, l’échelle normalement nécessaire pour retirer le chapeau, est indisponible. Celle que nous avons nous permet d’atteindre la base du chapeau à l’endroit ou il est fixé avec le reste du conduit. Pour l’enlever, Steve s’en charge sans problème. Un coup de brosse métallique dans le chapeau et à l’intérieur du conduit, le tour est joué. Enfin presque, la partie casse gueule consiste a remettre en place le chapeau. Steve se lance mais n’arrive pas hisser le chapeau au dessus du conduit pour le faire glisser et le remettre en place. Je lui propose donc d’essayer. Au premier essai je manque de partir en arrière. Le problème c’est que l’échelle posée sur le toit est assez instable, qu’il faut monter avec le chapeau et qu’il n’est pas possible de le hisser à une main. Au deuxième essai, je n’ai pas d’autre choix que de monter au plus haut de l’escabeau. Steve n’est pas serein, mais je finirai par l’engager ! Bouen, on va pouvoir se chauffer ce soir ! De retour devant le poele, on allume ! Problème : la fumée ne s’évacue pas et fini par envahir la pièce – WTF !! – va peut être falloir remonter demain … Au final, le lendemain, il aura suffit de déposer la plaque supérieur du poêle pour évacuer les cendres tombées pendant le nettoyage du conduit qui bloquaient l’évacuation des fumées. Pour ma dernière soirée à Erua, Joss et Steve ont invité un de leurs amis, une bouteille de rosé sera ouverte pour l’occasion et un cadeau de sa part à mon attention, un pendentif Moari PIKORUA ayant pour signification :

« the maori symbol consisting of a closed loop with 3 knots, referring to eternal emerging paths, remaining connecting forever, always returning to each other at some point in life. Embracing a bond, strength, love, loyalty & friendship. »

Pour finir en beauté ce séjour à Erua, j’aurai le droit à un magnifique coucher de soleil sur le Taranaki.

Vendredi 19 Avril, il est temps pour moi de dire au revoir à Joss et Steve. A mon départ, ils m’offriront un lapin de Pâques en chocolat et Steve me donnera son CD compil « the sounds » avec les titres les plus écoutés de la radio. Il tournera en boucle pendant un certain temps celui là …

J’ai vraiment apprécié le temps que j’ai passé ici. Cette étape de mon aventure arrive en tête de liste. Joss et Steve m’ont accueilli comme un ami et le temps passé avec Steve pour l’aider à faire tourner son business m’a permis de découvrir un autre mode de vie. Je n’oublierai jamais la vue que j’avais là haut lorsque je faisais tourner la sawmill … Un grand Merci !

Coromandel, Kuaotunu Chalets

Samedi 9 Mars, il est passé 23h, Romain vient de me rejoindre à l’autre bout du monde. Nous commencerons par nous rendre à Viaduct Harbour pour prendre une petite bière. Puis pour la nuit, nous irons nous caler à Piha Beach. Première nuit à Piha Beach pour Romain : catastrophique ! Quelques moustiques sont entrés à l’intérieur du van et un peu près toutes les heures, Rom est réveillé par le son très agréable d’un moustique au creux de son oreille. Ce sera comme ça toute la nuit et de mon coté, je ne ferais guère mieux. Sauf que c’est le gros moustique à coté de moi qui ne cessera de me réveiller par ces mouvements brusques !

Le lendemain matin, Rom découvre les plages de sable noir. Puis après un petit déjeuner et une marche jusqu’en haut du rocher, nous reprenons la route vers Auckland, pour rencontrer Alicia & Johnny, les hôtes de Romain pour ces 9 prochaines semaines. Arrivé à Glenfield, situé en banlieue d’Auckland, Alicia nous fait découvrir sa propriété : au top ! On a presque l’impression de ne plus être à Auckland. Mais plutôt au milieu d’une forêt tropicale. Vers 18h30, sur les conseils d’Alicia, nous irons au night market de Glenfield pour manger un bout ! Situé sous un parking extérieur, on y trouvera de nombreuses spécialités asiatiques, un délice !

Je passerai la nuit chez Alicia & Johnny qui ont gentiment accepté de m’héberger. Lendemain matin, départ pour l’université d’Auckland. Rom n’est pas là pour les vacances, un stage de 9 semaines dans le département « recherche construction » l’attend. Première étape pour lui, récupérer sa carte étudiant. Apres un petit déjeuner copieux au Denny’s, nous partons à la recherche du nouveau bureau de Rom. Après avoir exploré 3 bâtiments situés aux quatre coins de la ville nous finirons par localiser le fameux département de recherche en construction. Il est 13h, avec ma biche, on se quitte déjà mais rendez-vous le weekend prochain à Glenfield.

De mon coté, je prends la direction de Kuaotunu. Un petit village, situé au nord est du coromandel, ou m’attendent mes 2 prochaines semaines de wwoofing. Parfait pour prendre le temps d’explorer au mieux cette péninsule ! Apres 2h30 de route, j’arrive devant la propriété d’Andreas Oswald : Kuaotunu Chalets. Je passe la clôture et me rend jusqu’à son atelier / bureau. Nous faisons connaissance : Le courant passe bien ! Andreas est originaire d’Allemagne. Il est venu pour la première fois en Nouvelle Zélande en 2004 pour une durée d’un an. Après un road trip de 35000 km à travers la Nouvelle Zélande, il rentre en Allemagne. Au bout d’un an, il décide de tout vendre et de venir s’installer définitivement dans la péninsule du Coromandel, son endroit préféré. Il est désormais l’heureux propriétaire de Kuaotunu Chalets. Son business est donc la mise en location des différents chalets qu’il a construit au cours de ses 10 dernières années.

Après avoir fait connaissance, il m’emmène découvrir mon nouveau logement pour ces 2 prochaines semaines. Situé légèrement en contre bas de la colline, une caravane ! A l’intérieur, l’aménagement est au top : coin salon avec télévision / sono, espace cuisine et chambre lit double. A l’extérieur, un coin terrasse / frigo pour les bières et un salon de jardin. Et enfin, la salle de bain. Puis une autre caravane pour accueillir un deuxième wwoofer. Après m’être confortablement installé, je suis rejoins par Xaver, un backpack, originaire de Munich, charpentier et en NZ pour les 6 prochains mois. Ce gars m’a l’air super fun, ces 2 prochaines semaines à Kuaotunu chalets s’annoncent géniales !

Première semaine à Kuaotunu, journées off le mardi et le mercredi. Andreas doit refaire valider son permis de conduire international. Du coup, avec Xaver, nous irons découvrir les plages de Matarangi, New Chums, et Opito Bay. Bordel que ça fait du bien de se poser un peu, ça faisait longtemps ahah !

Le jeudi, première journée de travail de la semaine. Au programme : nous devons repeindre toute la balustrade d’un des chalets. Pour cela, nous avons 2 jours, le chalet est en location à partir du samedi et il faut prévoir un temps de séchage. Pour ce wwoofing, le deal c’est : 3h de travail par jour, généralement entre 9h et midi. Et en échange, nous avons le logement offert. Après avoir reçu les instructions d’Andreas, on se met au travail, on part chacun d’un coté de la balustrade. Il fait un bon 27 degrés, parfait pour ce travail. J’ai pas vraiment l’équipement pour ce genre de boulot mais bon … J’enfile un bon vieux tee-shirt de la souille briarde (course d’obstacle), j’enlève mes pompes, mes chaussettes et c’est parti pour cette première mission à Kuaotunu chalets. L’après-midi c’est plage, again !

Le lendemain, vendredi 15 Mars, nous finirons la balustrade comme prévu et nous aurons même le temps de balayer la terrasse avant l’arrivée des locataires. L’après-midi, départ en direction d’Auckland pour rejoindre Romain. Xaver n’a rien prévu ce week-end et se joindra à nous. Il est 15h nous prenons la route ! C’est plutôt cool de ne pas faire le trajet en solo et Xaver a une playlist bien stylée ;-). Nous passerons la nuit à Glenfield et le samedi matin, nous partirons en direction de Raglan : la ville du surf. Aujourd’hui c’est Saint Patrick, Raglan est une petite ville assez jeune, on compte bien trouver un pub pour boire une petite Guiness ! Mais avant ça, on réserve un camping pour la nuit. Situé en bord de mer, la plage est à 5 min à pied. Une fois installés, nous prenons le direction de Ngarunui, super spot pour les surfeurs ! Xaver a déjà pris un cours sur ce spot et nous propose de nous coacher ! On loue des planches pour débutants, 35$NZ pour 2h, et c’est parti ! Rom est chaud comme la braise et nous commençons par un entrainement « take off », planche posée sur le sable noir, à plat ventre sur la board, Rom se redresse (push up) et saute telle une biche pour se mettre en position, c’est beau ahah ! on verra ce que ça donnera une fois dans l’eau. Ok cette fois c’est parti, on commence par ramer pour passer la barre qui ne semble pas trop violente. Les boards sont plutôt larges et les vagues sont suffisamment hautes pour prendre assez de vitesse sans planter la board dans la vague ! Donc une fois debout, il est assez simple de garder l’équilibre. On profite un max, la température est agréable et le soleil nous réchauffe suffisamment pour qu’on reste à l’eau pendant les 2 prochaines heures ! Vraiment de très bonnes sensations pour cette première session.

Après 2 heures, nous ressortons rincés, mais c’est de la bonne fatigue ! De retour au camping, Rom fait connaissance avec un autre groupe dont un Français, Jeremy je crois. Le soir nous irons tous ensemble prendre un verre au Raglan Harbour View bar. Xaver est full mais ne dit jamais non pour une bière. Ça vous rappelle quelqu’un ? Après de nombreux fous rires, il est temps d’aller dormir !

Le dimanche matin, grand soleil toujours, nous irons manger un bout à Raglan. Puis nous irons de nouveau louer des boards. Nous sommes légèrement plus confiant que la veille du coup on prendra des « middle size ». Ben c’est clairement pas la même ! on était ptet trop confiant ou ptet encore fatigués de la veille. Bref sympa mais en ressortant je reste sur ma faim. Peut être que nous aurons l’occasion de revenir ! Après ce super week end passé à Raglan, nous repartons en direction d’Auckland pour déposer Romain. Il est 19h, nous irons rejoindre Alicia & Johnny au Glenfield night market pour prendre des vapeurs avant de reprendre la route en direction du Coromandel. Minuit, nous sommes de retour à Kuaotunu.

Lundi 18 Mars, réveil à 8h, ça pique ! Mais la chance est avec nous, vers 9h, je reçois un message d’Andreas : « No work Today, Enjoy ! ». De mémoire nous sommes allés courir avec Xaver, mais pas de plages pour aujourd’hui car le soleil a disparu pour quelques jours …

Mardi, la pluie est encore là, impossible de continuer à peindre. Mais je profiterai de cette journée pour faire l’entretien du Van Modestine. Tout est nickel, sauf les pneus avants qu’il faut impérativement que je fasse changer. Nous irons faire quelques courses avec Xaver. Notre plat préféré pendant ce séjour à Kuaotunu, une maxi salade !

Le Mercredi 20 Mars, Andreas a une mission ! Nous devons trouver une fuite d’eau provenant d’un tuyau enterré dans son allée. Le rôle de ce tuyau est de récupérer l’eau de pluie pour l’amener jusqu’au réservoir. C’est parti, il est 9h du mat’, on creuse ! Le problème, nous ne savons pas ou se trouve la fuite … Mais Andreas a une intuition alors on se fie à lui ! Au bout d’une heure … Pas la moindre trace d’eau … Au chiotte son intuition, on va pas creuser pour rien pendant des heures ! Au départ Xavier avait repéré une zone humide en surface. Mais impossible pour Andreas que cela soit à cet endroit. Perso je vais pas continuer à creuser pour rien. Je prends donc le temps de regarder d’où part le tuyau et bizarrement la direction qu’il semble prendre passe en plein dans la zone humide … Bon allez, fini les conneries on prends les pelles et on recommence. Mais cette fois c’est le bon endroit !

L’après midi, nous nous rendons à Hot Water Beach. Objectif être au première loge pour admirer la full supermoon et profiter d’un bain chaud sur la plage 😉 La marée basse est à 2h matin, on est large ! Et cette fois, on a la maxi pelle de cowboy empruntée dans l’atelier d’Andreas 😉 On a également pensé à prendre la planche de surf d’Andreas et les planches de bodyboard. A notre arrivée, les vagues sont énormes. Ça va être chaud de passer la barre, voir impossible ! Bon je confirme, c’était impossible ! on se rabat sur le bodyboard 😉 C’est beaucoup plus simple et les sensations de glisse et de vitesse sont vraiment excellentes. Tellement de puissance qu’il est possible de regagner la plage avec une vague, plutôt pratique vu le courant qu’il y avait ! On y retournera sans les planches histoire d’affronter ces masses d’eau. Une vague finira par se casser sur ma nuque, ça réveille ! Aprés 2 heures passées dans l’océan, on ressort rincés ! on décide alors de se rendre à Hot water Beach Brewery. Au menu, une pizza au feu de bois et une bonne bière brassée sur place. Puis après ce petit regain d’énergie, retour à Hot Water Beach. Il est 22h, la plage est déserte. On finira par s’endormir sur la plage. Vers 1h du mat, le ciel est un peu chargé mais on peut apercevoir la supermoon par moment, canon ! Quelques personnes se pointe pour profiter de ce spectacle. Vers 2h du mat, on commence à creuser, la mer s’est suffisamment retirée. Les zones d’eau chaudes sont vraiment très localisées mais on fini par en trouver une. 3h du mat, c’est le pied ! Face à l’océan nous sommes calés dans notre jacuzzi ou l’eau peut atteindre les 66ºC. Obligé de créer une arrivée d’eau froide pour maintenir notre jacuzzi à une température avoisinant les 45ºC. Et de temps en temps, un petit saut dans l’océan eclairé par la seule lumière de la lune. Tu vois le paradis ? Et bien pareil ! Vers 5h du mat, nous sommes de retour à Kuaotunu, la journée a été longue. La nuit va être courte !

Le lendemain matin, bonne nouvelle : « No work Today, Enjoy ! ». Au programme, grasse mat’ ! L’après-midi, on profite du soleil qui est de retour pour se rendre une nouvelle fois à Matarangi Beach. Et bien évidement, on embarque les boards. On est tranquille, posé dans l’océan à attendre la bonne vague, et là devinez ce que nous avons vu à l’intérieur de la vague … un bébé requin ! Eux aussi ils font du surf 😉 On a jamais été aussi rapide pour regagner la plage ahah !

Vendredi 22 Mars, dans quelques heures c’est le week-end ! Ma biche a loué une voiture et nous rejoint à Kuaotunu ! En attendant, ce matin, mission jardinage avec Andreas. Il est 17h, Romain vient d’arriver. Ce soir, nous profiterons de notre coin terrasse pour chiller avec quelques bières, du bon son et un super ciel étoilé !

Samedi 23 Mars. Aujourd’hui, avec Rom & Xaver, on repart en direction de Hot Water Beach pour le Week-End. Sur place, on réserve dans le Holiday 10 Park pour la nuit. Super camping à 10 min à pied de la plage. On y passera toute l’après-midi, nous sommes comme des gosses dans l’eau et parfois entre deux vagues, j’entends Xaver crier : « look at the fish in the wave ! ». Et quel fou rire mémorable j’ai eu cette après midi là en regardant Romain courir les bras ballants face la vague qui faisait 2 fois sa taille. Je regrette de ne pas avoir la vidéo de ce moment. J’en ris encore, merci pour ce fou rire ma biche ! Le soir, on décide de s’en mettre une petite, ahah ça fait longtemps ! On a invité Saint James pour la soirée 😉

Dimanche matin, Réveil à 6h du mat, ça pique ! On commence par aller profiter du Sunrise, et une nouvelle fois d’un free jacuzzi. Puis nous prenons la direction de Cathedral Cove ! On arrive sur place vers midi et on passera toute l’après-midi à se faire dorer la pilule. Endroit très réputé en Nouvelle-Zélande, nous sommes hors-saison, il y a du monde mais beaucoup moins qu’en plein été ! Juste une chose que je tenais à préciser ici – je me suis fais la remarque pendant que j’étais posé en mode farniente – je déteste rester à rien faire, mais pour la première fois depuis longtemps, j’ai aimé ne rien faire, profiter du bruit des vagues et de la vue offerte par cet endroit magnifique. Tout simplement parce que j’ai le temps de ne rien faire ! On finira par aller nager, avec Rom, jusqu’au rocher situé à une vingtaine de mètres de la plage. Il est possible de grimper entre deux vagues. Après quelques essais, je finirais par me hisser. La on est bien ! on tourne le dos à la plage, on est seul au monde 😉 Pendant ce temps là, Xaver continue sa longue et interminable sieste. Après cette longue après-midi de glande, on repart en direction de Hot Water Beach. Pour finir ce week-end en beauté, on s’installe en terrasse d’un petit restaurant avec vue directe sur l’océan. On se prendra une petite bière pour commencer, puis petit vin et fish & chips. Le meilleur que j’ai jamais mangé. Mais vu le prix, normal ! Le week-end est fini, il est temps pour Romain de regagner Auckland et pour nous, Xaver & moi, de retourner à Kuaotunu !

Lundi 25 Mars, journée off again … il est temps pour Xaver et moi de plier les gaules. Mais avant de reprendre la route, je dois absolument faire changer mes pneus avant. Ce sera la mission de l’aprés-midi. Le soir, nous sommes invités chez Andreas pour notre dernière soirée à Kuaotunu. Au menu, boeuf sauté / pâtes accompagné d’une sauce plutôt stylée. Ça fait du bien un peu de viande ! De notre coté, nous avons préparé les crêpes ! Andreas nous expliquera qu’il a choisi le Coromandel pour ses plages et la pêche en mer. Il nous montrera un photo de sa plus belle prise : un thon de 2m30 ! Il lui aura fallu plus de 6h pour le remonter. Quelques photos de notre spot pendant ces 2 dernières semaines :

Le lendemain Matin, opération rangement, nous faisons une dernière photo avec Andreas Oswald.

Puis, avec Xaver, nous prenons la direction de « The Pinnacles ». Un spot situé au nord de la ville de Thames. Au programme, une randonnée de deux jours. Nous sommes sur place à 16h30. Le temps pour nous de faire les sacs et c’est parti pour 2h30 jusqu’à Pinnacles Hut. La majorité de cette première étape se fait à travers la forêt et le long d’une rivière. Le soleil est caché par les nuages, quelques éclaircies de temps en temps, mais une forte humidité nous oblige à retirer nos pulls. Une fois sorti de la forêt, il reste environ 40 minutes jusqu’au refuge. il est 19h, nous y sommes. Le rangers nous présente les lieux. Ce soir là, un groupe scolaire est de passage au refuge. il y a deux dortoirs d’environ 40 pers dont l’un est déjà pris par ce groupe. Nous irons donc poser nos affaires dans l’autre histoire d’être au calme ! Après une bonne plâtrée de pâtes, direction le lit ! Pas de ronflement en vue, ça devrait le faire. 23h : le début d’une longue nuit. Nous sommes réveillés par un pti monstre qui vient sans doute de faire un cauchemar … Sa maman mettra environ 20 min pour le calmer. J’ai applaudi ! Et je sais pas si ça l’a chauffé mais après ça, environ toutes les heures ce pti montre s’est reveillé en pleurant … Nuit de merde !

Mercredi 26 Mars, on se réveille avec nos gueules de morts vivants. Pendant, que nous prenons le petit déjeuner, un couple avec un bébé dans le dos du papa passe devant nous. Xaver me regarde et me lance : « It’s the Monster ». Franchement vous auriez vu sa bouille, on pouvais pas lui en vouloir ahah ! En tous cas, il avait l’air de péter la forme lui ! 9h du matin, on est chaud pour aller jusqu’au sommet de « The Pinnacles ». Nous y resterons une bonne heure pour profiter de la vue ! De retour au refuge, on se cale chacun sur une table de picnic, le soleil est de retour, petite sieste. Aprés 3h de descente, nous sommes de retour aux voitures.

Notre aventure dans le Coromandel s’achève ici ! Mais l’aventure avec Xaver continue, prochaine étape : Rotorua où Romain nous rejoint pour le week-end.

J-9 : Romain Arrive ! NZ spirit Festival, Taranaki & Ruapehu.

Il me reste un peu plus d’une semaine avant l’arrivée de Romain à Auckland. Après ma traversée agitée avec le ferry de la compagnie « blue bridge », (pas mal de personnes ont passées la traversées sur le rebord des toilettes …) j’arrive donc à Wellington. Je prendrais la route directement après mon arrivée, je dois être à Auckland dans 2 jours pour le NZ Spirit Festival.

Le 1er Mars, une longue route m’attend, 7h de trajet de mémoire … Je ne prendrais pas vraiment le temps de me poser et j’arriverais en fin de journée à Auckland. Le spot du NZ Spirit Festival est situé au Nord d’Auckland à 15 minutes environ. J’irais passer la nuit sur le parking. Il est passé minuit, la sécurité est sur place à l’entrée du parking. Ils me laisseront garer mon van pour la nuit, plutôt cool !

Lendemain matin, réveil à 9h, je sors du van, il fait un temps magnifique ! Après un bon pti dèj, je pars découvrir les activités que me réserve cette journée. Le NZ Spirit Festival est basé à Tanglewood, en pleine nature sur une colline, avec plusieurs espace dédiés. Un espace pour se restaurer et s’hydrater, pas de viandes ni d’alcool, que du végétarien et des smoothies. De nombreux espaces dédiés à la découverte / pratique de sports spirituels comme le Yoga. Un espace dédié à la culture Moari, aux chants et Haka. Un espace « pizza maison » avec une scène pour écouter de la musique Reggae. Et la « main stage » prévu pour le concert de Xavier Rudd à 18h.

Je commencerai cette journée par une scéance de Yoga qui durera 1h ! Et bien contre toute attente, je me suis pris au jeu et c’était loin d’être simple. Pas facile d’être gainé et détendu en même temps ! J’ai également participé à une conférence sur le Kambo : The giant monkey frog. Cette technique de médecine plus ou moins convaincante utilise le poison du Kambo pour purifier le corps… Au bout de 40 minutes, je me suis allongé et me suis endormi.

Après cette conférence et cette petite sieste, je me suis rendu a une séance de Haka. Le but était de nous expliquer comment prendre l’apparence d’un guerrier Maori. Tout réside dans le regard, de gros yeux bien ronds, et la bouche qui doit former un sourire inversé.

Pour ma dernière activité de la journée, je participerai à un cours de danse un peu particulier. Le but est de se laisser porter par la musique avec un mélange electro / reggae et de danser en mode hippie. Pas facile pour moi de me laisser complétement envouter par la musique. Mais les NZ sont très doués pour ça et vont même jusqu’à pousser des cris pour montrer à quel point il sont possédés par la musique.

Entre deux activités je me rendait sur l’espace « pizza maison » pour écouter un bon vieux reggae !

Il est 19h, je me rapproche de la scéne principale, le concert de Xavier Rudd va bientôt commencer. Je ferais la rencontre d’un écossais qui a vu l’artiste quelques mois plus tôt à Glasgow. Peu de temps avant que je ne le vois à Paris en Septembre dernier. Incroyable pour nous deux de le revoir en Nouvelle-Zélande dans ce cadre magnifique, en haut d’une colline verdoyante, avec un début de sunset. Pour l’acceuillir et l’encourager, des Maoris lui ont préparé un Haka, ça fou la chair de poule ! Le Haka se termine par un hongi, un salut traditionnel Maori qui s’effectue en pressant le nez et le front d’une autre personne, entre le chef de la tribu Maori et Xavier Rudd.

Il monte sur scène, c’est parti pour 2h30 de concert sous un ciel étoilé. Je suis envahi par une vibes de paix, de respect, de bohneur et de liberté ici à Tanglewood. Je ne pense plus à rien !

Dimanche 3 Mars, je suis encore possedé par l’energie « Xavier Rudd », grand soleil, je prendrai vraiment mon temps ce matin là avant de reprendre la route vers New Plymouth où m’attend l’ascension du Mont Egmont plus connu sous le nom du Mont Taranaki ! Après 3h30 de route, j’aperçois le Taranaki au loin. Je passerai la nuit sur un free campsite. Et le lendemain, 6h30 du matin, je commence à me préparer.

Ascension du Mont Taranaki, Lundi 4 Mars 2019 :

Il est 9h, je laisse modestine sur le parking du visitor center. De là, le taranaki est vraiment balaise ! Aucun nuage au sommet, c’est parti ! Au programme : 1600 mètres de denivelé positif. Le début de la montée ne présente aucune difficulté, le chemin est large et ressemble à un gravel road accessible pour les 4WD. Certainement pour ravitailler le refuge qui se trouve à la fin de cette première portion.

Arrivé au refuge, 2 possibilités : soit faire le tour du Taranaki, soit continuer l’ascension. J’enlève mon sweat, me badigeonne de crême solaire pour éviter de finir en crevette et c’est reparti !

La deuxième parti commence avec des escaliers en bois assez étroits et installés sur une paroi très pentue. Chaque marche, un pas. Voir parfois deux ! Après les marches la vrai ascension commence. Il y a deux types de rando, celle ou tu vois pas la fin et celle ou tu vois l’objectif. J’étais clairement dans le 2ème cas. D’en bas, je pouvais voir le sommet et pendant un long moment il semble ne jamais se rapprocher. Le sol est recouvert de schiste, une roche à l’aspect feuilleté très friable, qui ralentit ma progression. A chaque pas, je dois m’assurer de bien m’ancrer dans le sol pour éviter de glisser. La descente promet d’être casse-gueule !

Après le schiste, la roche ! La fin du sentier s’apparente à de l’escalade. Et derrière ce bloc massif, j’arrive dans le cratère du Taranaki qui est recouvert de neige. Je ne suis pas encore au sommet mais déjà la vue est magnifique. Autour du cratère, de la roche, comme des tribunes dans une arène. Je quitte la neige pour regagner la roche et continuer mon escalade jusqu’au sommet. Après 3h30 d’ascension, je culmine à 2518 m d’altitude ! Je resterai en haut pendant presque 1h, le temps pour moi d’admirer la vue, de l’imprimer dans ma mémoire et de prendre des photos. Puis c’est reparti pour la descente. Pas mal de vent au sommet mais je resterai en débardeur ! Clairement cette vue à 360° était dingue. D’un coté, les crêtes du Taranaki qui descende jusque dans la Mer de Tasman. Et de l’autre, la vue sur le Tongariro National Park avec le Ruapehu situé à plus de 200 km à vol d’oiseau. Incroyable de pouvoir l’admirer d’ici. Dans la descente sur la portion de schiste, les gens sont comme tétanisés. De mon coté, je plante les talons et dévale la pente comme sur une piste de ski. Bon j’ai failli me ramasser 2 ou 3 fois mais c’est passé … De retour à la voiture, il est bien 16h, je me prépare des pâtes au thon avec une petite sauce tomate.

De là haut la vue avait l’air dégagé sur le Ruapehu et je suis clairement chaud pour le tenter. Je prends donc la direction du Tongariro National Park. Mais avant ça une bonne nuit de sommeil m’attend !

Mardi 5 Mars, je quitte la région de New Plymouth pour la ville de Whakapapa et décide de passer par la « forgotten world highway ». Rien pendant plusieurs centaines de kilomètres. Le van a une autonomie de 400 km et je dois avoir un peu plus de la moitié du plein. Après 200 km, la ville de Taumaranui, c’était juste ! Arrivé à Whakapapa Village, je décide d’aller prendre des informations, au visitor center, sur l’ascension du Ruapehu. Je tombe sur une grognasse qui m’explique que le Ruapehu est inaccessible, pas de sentier, et que la montagne est sacrée, qu’il ne faut pas y monter : What The Fuck ! Bon clairement elle se fout de ma gueule, la montagne se transforme en station de ski pendant l’hiver … Tenpis je ferais sans leur aide ! Je trouve un camping pour passer la nuit non loin de Whakapapa et je m’entretiens avec le réceptionniste qui me montre le chemin à emprunter sur une carte 3D. Seul hic, ce chemin n’est plus accessible en raison des travaux pour l’ouverture d’une nouvelle remontée mécanique ! Il me donne des conseils, la météo pour le lendemain qui s’annonce correcte et me dit de repasser le lendemain matin pour un petit briefing avec une de ses collègues qui connait très bien cette ascension.

Ascension du Mont Ruapehu, Mercredi 6 Mars 2019 :

A 8h du matin, je me rend à la réception pour rencontrer la collègue du réceptionniste. Elle me recommande un chemin bis à emprunter pour contourner les travaux, s’assure que j’ai tout l’équipement nécessaire et c’est parti ! Ce qui m’attend : environ 1200 m de dénivelé positif, pas de balise, quelques kerns sur le chemin mais rien de bien clair. Je prend une photo de la carte 3D avec les nivelés et un dernier conseil avant de partir : si je vois que des nuages progressent dans ma direction, faire demi-tour ! Je suis un peu anxieux, pas mal d’appréhension mais c’est ce qui fait toute l’excitation.

Je me dirige donc en direction du parking de la station « Whakapapa skifield ». Sur place, je prépare un sac avec mes provisions pour la journée : bananes / barres de céréales … Il ne me reste plus qu’à enfiler mes chaussures. Une jeune femme semble également se préparer à l’ascension. Elle finira par venir me demander si je connais le chemin à suivre pour arriver au sommet. Ma réponse : j’ai une vague idée mais on peut le tenter ensemble ! Je serais donc accompagner de Laurence, un Quebecquoise venue passer 6 mois en Nouvelle Zélande ! Sur le chemin, nous commençons donc par prendre la direction d’un café situé sur les hauteurs de la station. Pour y accéder, nous devons longer une crête sur la droite. Mais à peine lancé, nous cherchons déjà notre chemin. Nous arrivons à l’entrée du chantier en cours pour l’ouverture du futur télésiège. Un des ouvriers comprend que nous sommes perdu et nous indique le chemin à suivre pour contourner le sentier qui normalement mène au café. Pour cette première partie de l’ascension, nous devons donc suivre des piquets blancs, certainement utilisé pour les pistes de ski, et prendre à droite sur une crête. Tout est parfait, je fais connaissance avec Laurence, mais je fais gaffe à mon souffle ! Nous sommes plutôt rassuré pour la suite car les nuages ne semblent plus progresser ! Je prends le temps de mémoriser le chemin emprunté pour la descente, on ne sait jamais ! Après les piquets blancs, on distingue très facilement « the ridge » sur la droite qui nous permettra de rejoindre un sentier jusqu’au sommet. On s’engage donc sur la crête, d’ici la vue est magnifique : le Ngauruhoe est entouré par les nuages mais son sommet reste visible. Arrivé en haut de la crête, nous devons prendre sur la droite en direction du sommet. Mais avant, petite pause pour reprendre des forces. Le silence est au rendez vous tout comme le soleil ! Les batteries sont rechargées, c’est parti pour la dernière portion. Ca grimpe fort mais comme dirait Laurence, il faut mériter sa vue ! On croise des Kerns de temps en temps mais c’est plus pour nous dire : continuez vous ne vous êtes pas encore perdu ! On croise un couple de Japonais et nous arrivons enfin au sommet du plus haut volcan de Nouvelle-Zélande (Dernière éruption : 1995). La haut, c’est tout blanc, même à l’intérieur de ce que je suppose être un cratère. Le cratère est sur notre gauche, nous continuons de le longer pour arriver face à un lac de couleur grise et entouré par un glacier. Incroyable, un glacier au sommet d’un volcan ! Je continuerai d’avancer sur une crête pas bien large pour avoir une vue plus dégagée sur le glacier. La température m’oblige à remettre mon pull mais nous resterons posés pendant 45 minutes à contempler ce paysage à la fois magique et chaotique ! On aurait pu rester là pendant des heures à écouter ce silence avec ces paysages sans personnes autour. Rien de mieux pour faire le vide dans son esprit !

Toute les bonnes choses ont une fin, il était temps pour nous de redescendre. Au départ, on se fie aux kerns et puis via l’application Maps.Me, on finit par se rendre compte que nous sommes trop sur la gauche et donc sur la mauvaise crête. Pas vraiment compris à quel moment nous avions merdé … Du coup on espère pouvoir traverser pour rejoindre le chemin emprunté à l’aller et par chance c’est possible ! Après avoir rejoint ce que nous supposons être la bonne crête, nous coupons à travers la station. Notre progression se fait à l’instinct mais nous finirons par regagner le parking. Il est 17h, Laurence doit aller récupérer une amie à elle sur l’alpine crossing. On se donne rendez vous le soir sur son campsite pour le dîner. Le temps pour moi de lancer une machine et de prendre une bonne douche.

La lessive fut un échec : Après avoir mis mon linge et une bonne dose de lessive dans le tambour, je tente de démarrer la machine. Celle-ci disjoncte et ne se rallumera plus. Pas le choix je vais devoir nettoyer à la main. Mais le temps de tout préparer la lessive a imprégnée mes vêtements. Toutes mes fringues sont bleues et l’eau ne suffit pas à la faire partir ! J’attendrai donc d’arriver à Turangi pour laver tout ça …

Le soir, je rejoins donc Laurence et Aména pour un diner sous un ciel étoilé. Nous échangerons nos contacts et peut-être que nous nous reverrons au Canada 😉 Laurence habite à la frontière avec l’Alaska, ça pourrait être sympa pour une prochaine aventure !

Le 7 Mars, je prends donc la direction de Turangi. Première action de la journée : la lessive ! Pendant que ça tourne, je pars me renseigner sur les régles de pêche à Taupo. Le spin fishing est possible autour du lac à plus de 200 mètres d’un bras de rivière. En rivière uniquement le fly fishing. Sauf que la license à l’année ne suffit pas sur cette zone. Il faut prendre un complément pour 30 $ la journée … Je vais donc remonter vers Waitangi et je verrais sur place.

Le 8 Mars, rien de particulier je continue ma route vers Auckland. Et enfin le 9 Mars : arrivée de ma biche ! Je roule le long d’une rivière avant d’arriver à Hamilton. Je m’arrêterai pour aller explorer et tenter d’attraper une truite pour le repas du soir. Je croise un représentant du DOC qui me conseille un endroit pour des truites plus adultes. Je dois remonter la riviére et emprunter un track qui traverse une ferme NZ. C’est ce que je ferais. Le spot est canon, plein de piscine à truite 😉 Je finirais par en attraper une, mais après un saut hors de l’eau, elle se décrochera. Je rentrerai bredouille …

Il est 18h, je reprends la route en direction d’auckland. Je me pose une heure à Viaduct Harbour et je pars pour l’aéroport. Il est 22h30 : je suis sur place ! 23h passé, j’aperçois Romain, un pas déterminé, un grand sourire, il me cherche du regard et finit par me voir.

Quelle joie et bonheur de se retrouver ici en Nouvelle-Zélande. Nous sommes à l’autre bout du monde !

See you 😉

Kuaotunu organic farm

Vendredi 8 février, je décide de passer la journée à Christchurch et de me poser dans la bibliothèque du centre ville pour vous raconter le début de mes aventures avec Marie qui vient de s’envoler pour Singapour. Dehors, grand soleil, mais il faut vraiment que je prenne le temps d’écrire avant d’oublier trop de détails 😉

Le lendemain matin, je reprends la route vers Nelson en passant par Kaikoura, une ville côtière au nord est de l’île du sud. Lors de notre road trip en Nouvelle Zélande en Décembre 2017, la route vers Kaikoura était inaccessible, complétement détruite à la suite d’un tremblement de terre survenu 2 mois plus tôt. Mais cette fois, grâce au travail incroyable des NZ, la route est de nouveau accessible. La catastrophe de 2017 a toutefois laissé des traces des multiples éboulements dans le paysage montagneux qui surplombe le coté gauche de la route. A certains endroits, à la place des arbres, désormais ce sont des tranchées. De l’autre coté de la route, l’océan pacifique 😉

Arrivée à Kaikoura, je gare le van pour profiter de l’océan mais je ne suis pas seul ! Plusieurs familles de phoques (seal) sont également venu pour le week-end ! Après quelques minutes passées à observer ces animaux, je remonte dans le van. Un homme d’une soixantaine d’années passe devant moi et ressemble étrangement à Stuart. La femme qui le suit me regarde avec insistance, la je n’ai plus de doute, je viens de retomber sur Stuart & Jills, nos hôtes rencontrés à Nelson après notre randonnée dans le Nelson Lake National Park. On prend donc le temps de se donner des nouvelles, je leur explique que je remonte vers Nelson pour trouver un travail pour les 3 prochaines semaines. Stuart me donne le numéro d’un contact à lui qui bosse pour Mac’s Hops, une exploitation de houblon situé à Richmonds en banlieue de Nelson. Ça pourrait être sympa 😉 j’irais jeter un oeil. On se fait la bise et je repars de mon coté, assez improbable de se recroiser comme ça !

Samedi en fin de journée, je passe devant la réserve de Pelorus Bridge et je me laisse tenter par une partie de pêche en rivière. Après 5 minutes, une truite mord mais malheureusement pour moi elle m’échappe. Je passerai la nuit non loin de là pour être sur le spot à la première heure le lendemain.

Le Dimanche à 6h du matin je suis opérationnel ! j’en attraperai 3 dont une de plus de 50 cm. Je me trouve un spot pour pouvoir les nettoyer et reprends la route vers Nelson. Thomas & Fanny, un couple de Français rencontré sur le Tongariro alpine crossing sont de passage à Nelson pour la soirée. Je leur envoie donc un message pour leur proposer de partager les truites ! Sans hésitation ils me répondent qu’ils sont chauds, on les dégustera dans un camping en périphérie du centre ville avec quelques bières et pas mal de fou rires … une super soirée !

Lundi matin, je commence mes recherches pour trouver un boulot dans le fruit picking ou pourquoi pas un woofing dans la région de Nelson.

Nelson est le bon spot pour les pommes en cette saison. J’accède donc à un site pick.co.nz qui m’indique que je dois me rendre au visitor center de Richmond pour rencontrer le contact régional. Avant de me rendre sur place, je m’inscris également sur le site wwoof.nz. Pour 50 euros / an, je deviens membre des wwoofers NZ. Cela me permet de contacter les différents hôtes disponibles en Nouvelle Zélande. J’envoie donc un message à un certain Jeremy Naylor, propriétaire de la ferme organique « okainamu », situé à coté de brightwater. Coté fruit picking, je me rends donc au visitor center et me retrouve face à un tableau avec des annonces, tout sauf ce que je recherche … inutile … Il est déjà 16h, je vais donc allé finir ma journée avec une séance de natation et une bonne douche à la clé. Pour la nuit j’ai trouvé un free campsite isolé au sud de Nelson en pleine forêt, c’est top ! Seul Hic, un incendie est en cours non loin de là. Un garde forestier me demande donc de quitter les lieux, je retourne dans le centre ville de Nelson.

Mardi, 9h du mat, je retourne vers Richmond mais cette fois je décide de me rendre directement dans les exploitations (orchard). Pas mal d’entres elles sont déjà full pour la saison mais je fini par trouver une exploitation avec une forte demande de workers. Je dépose ma candidature, le gars me dit qu’il me recontacte en fin de semaine pour me donner une réponse. Allez je croise les doigts !

De retour à mon van je consulte mes mails, j’ai reçu une réponse de Jeremy Naylor, il a besoin d’aide dans sa ferme … Ok donc la j’ai deux possibilités … soit je travaille dans un orchard soit dans une ferme organique … Clairement me connaissant si je ramasse des pommes toute la journée pendant plusieurs jours je vais vite me lasser même si il y a un salaire à la clé. Et du peu que j’en ai entendu parler, ces exploitations recherchent avant tout un max de rentabilité donc difficile de trouver du temps pour sympathiser avec d’autre gars / girls. Du coup, je décide de me lancer dans ma première expérience wwoofing !

Mercredi 13 février, j’ai rendez vous au Nelson farmers market pour rencontrer Jeremy Naylor. Il est 10h du mat, je me présente à lui, on se donne rendez vous à sa ferme vers 16h. Au premier contact il a l’air vraiment sympathique, j’ai hâte de commencer ! Une femme était également présente.

A 16h, j’arrive à la ferme, Jeremy n’est pas encore revenu du Nelson farmers market. Mais, je suis acceuilli par un chien style border collie qui a l’air assez jeune. Je suis pas très serein, lui non plus, je vais attendre que Jeremy arrive pour faire connaissance. Après 30 minutes, le voilà, je fais enfin connaissance avec Zak le chien qui déborde d’énergie ! La femme rencontrée au marché est également présente. Elle se prénomme Ya et est en faite l’épouse de Jeremy.

Première mission en tant que wwoofers, aller enterrer un mouton … Ok, c’était pas le plus fun mais ça va, j’étais plus là en tant que spectateur … Avant que la nuit ne tombe, il reste une dernière chose à faire, nourrir les vaches, c’est parti pour un tour en tracteur, clairement pas le dernier modèle mais toujours en état de marche ! L’une des premières questions que je poserai à Jeremy : que signifie Okainamu ? sa réponse : place of hungries sandflies ! Dans ma tête je me suis dit : t’es sérieux la !! Ben je vous confirme il était sérieux. Heureusement que j’avais un répulsif !

De retour à la ferme, Ya nous a préparé à dîner. Le principe du wwoofing : tu bosses en tant que bénévole, généralement dans une ferme organique, et en échange tes hôtes t’offrent le couvert et un toit pour la nuit. Généralement entre 3 et 4 heures par jour. Mais à Okainamu Farm, don’t expect to be on holiday ! C’est entre autre ce qui était écrit sur une feuille accrochée au mur des toilettes, pratique ca te laisse le temps de bien la lire ahah ! Voilà donc ce qui m’attendait pour les 2 prochaines semaines : 6h de travail minimum / jour – 6 jours / semaines – rest on sunday.

Premier repas avec ce couple de fermier, on commence par dire les grâces. Je dois avouer que j’étais pas bien habitué mais bon pourquoi pas 🙂 Au final, j’étais plutôt en phase avec ce que disait Jeremy. Parfois il était question de demander de l’eau pour la terre, d’autres fois c’était pour remercier le ciel de m’avoir amené à eux pour les aider, etc … en fin de compte ça avait du sens 😉 Bon il n’a jamais plu en 2 semaines … C’était vraiment une des plus longues périodes de sécheresse dans la région de Nelson.

Pour les nuits, je décide d’utiliser le confort all inclusive de mon van, c’est donc ma première nuit à Okainamu Farm.

Lendemain matin, réveil à 7h30, après un bon petit dèj, Jeremy me montre comment faire du pain. Pour ceux que ça pourrait intérresser, la recette : 2 mesures de levure – 2 tasses à café de normal flour – 2 tasses à café de wholemeal flour – 225 cl d’eau – 2 cuillères à soupe d’huile d’olive – 1 pincée de sel – 1 bonne poignée de graines de sésame. Ce sera ma mission du matin !

Mais la vrai mission du jour : assembler le wood chipper ! Il fait presque 27 °C. Après 3h d’assemblage, je vois enfin le bout ! Pas facile, lorsque les pièces mesurent plus d’1 mètre de coté et que tu es tout seul. Il ne reste plus qu’a connecter l’arbre de transmission à l’arrière du tracteur … ce sera pour plus tard !

Après la mission chipper, la mission « réparation brouette », rien de bien compliqué, juste des paliers à changer et une roue à remonter. Après la pause déjeuner, je suis parti travailler dans les kiwis. J’ai commencé par enlever les kiwis de petites tailles qui empêchent les plus gros de continuer à se développer.

En raison de la période de sécheresse, il a ensuite fallu :

  • protéger la base de chacun des arbres avec de vieux linges / draps (permet aussi d’éviter la formation de mauvaises herbes)
  • recouvrir la terre avec du sawdust (sciure de bois) pour garder l’humidité après arrosage.

Puis pour le repas du soir, préparation d’un poisson : le moki !

Vendredi 15 Février, j’ai terminé de protéger le sol des arbres à kiwi, j’ai préparé des crêpes et j’ai été rejoins par 2 nouveaux woofers : Jane & Forest, un couple de charpentier américain venu pour restaurer une partie de la façade de la ferme.

Pour la fin de la semaine, petite mission arrosage de pumpkin et utilisation du chipper, ça envoie du bois 😉

Dimanche, rest day ! Au programme, pêche en mer avec Jeremy au nord de Nelson. Vers 11h, la barque est sur la remorque. Des essais sont en cours sur le moteur qui vient d’être réparer (changement de la pompe à eau), ce serait dommage d’avoir à ramer … Après plusieurs tentatives, il démarre enfin ! On charge les gilets, les cannes à pêche et on met les voiles.

Arrivé sur place, on met la barque à l’eau et on installe le moteur. La mer semble un peu agitée. Jeremy prend la direction d’une embouchure ou des snappers (NZ fish) devraient normalement venir à marée haute. Je jette l’ancre qui doit bien peser 50 kilos. Après 1 bonne heure, toujours rien, pas assez de fond, on continue d’attendre. La mer continue de monter pour laisser passer des snappers. Jeremy finira par en attraper 3 que l’on mangera le lundi soir.

Après 2h sur l’eau, j’ai commencé à avoir le mal de mer. Sur les conseils de Jeremy j’ai fixé l’horizon, puis quand j’ai commencé à aller mieux vers 18h, il était temps de regagner la terre ferme. J’ai donc remonté l’ancre en essayant de garder mon équilibre, pas facile quand c’est la première fois, que t’es pas au top et que le bateau n’est pas stable … j’ai fini par me péter la gueule en arrière, mon cul a atterri directement dans la caisse des poissons que j’ai explosé … J’ai fini par sortir cette putain d’ancre et nous avons pu regagner la plage. Je pense que Jeremy a explosé de rire, j’étais tellement gavé que je me suis même pas retourné vers lui, juste envie de rentrer. Clairement, la pêche en mer c’est pas pour moi !

La deuxième semaine, toujours aucun signe de la pluie, j’ai donc continué de protéger les sols avec du sawdust mais cette fois pour les citronniers, les brocolis etc … Et avec de la paille pour les oignons pour réfléchir les rayons du soleil. Je vous passe les détails mais ça demande pas mal de temps et avec ce soleil de plomb ça te pompe pas mal d’énergie !

Samedi 23 Février : départ de la ferme Okainamu.

Cette première expérience woofing m’a permis d’en apprendre beaucoup plus sur le fonctionnement d’une ferme organique. Ce qui m’a vraiment marqué :

  • la gestion des déchets pour la majorité réutilisés pour nourrir les sols et les animaux.
  • les fins de journée avec Jane & Forest à préparer le repas du soir et à écouter ce bon vieux Bob Dylan
  • les baignades dans la rivière avec Zak
  • le temps passé avec Ya pour tenter de l’aider à passer son code de la route
  • la vegemite au pti dèj tout simplement dégueulasse !

Merci à Jeremy & Ya pour leur accueil et pour le magnifique carton de fruits & légumes qu’il m’ont remis à la fin de mon séjour 😉

Petit message laissé par Jeremy Naylor sur le site wwoof.nz :

 » Jonathan made an excellent contribution at Okainamu. intelligent,great company, tidy. He assembled my new wood chipper, completed tasks to a high std. Being french -he enjoys good food was great company. Highly recommended. Jeremy, Okainamu fm. »

Au départ de la ferme, plusieurs possibilités s’offrent à moi avant de reprendre le ferry le 28 février. J’ai en tête :

  • Mount Richmond
  • Mount Owen
  • French pass & Marlborough sound

Le problème principal dans la région de Nelson : risque d’incendie élevé. Du coup, toute la région de Richmond forest park est fermée.

Mount Owen, je suis assez chaud, il faut prévoir une journée pour monter en haut. Problème, les conditions météo ne sont pas idéales pour ce genre de rando …

Reste donc le French pass & les Marlborough sound. En attendant pour ce soir, ce sera Nelson. Nous sommes Samedi soir, je vais voir en ville ce qu’il s’y passe, longtemps que je n’ai pas fais la chouille ! Je trouve donc un parking self contained dans le centre ville et je prend le temps de me faire un petit repas sympa avec les fruits / légumes de la ferme organique. Après ça, j’enfile un jean et c’est parti pour la mac’s brewery, située sur une rue piétonne, un concert est entrain d’avoir lieu. J’arrive seul, me pose à une table avec une mac’s three wolves et je fais la rencontre de Zak, Mich et d’un canadien. L’ambiance est au top, des femmes d’une cinquantaine d’années se prêtent au jeu du lancé de soutien de gorge …

23h : fermeture de ce bar mais avant ça, Zak me conseille une dernière bière, la Pan Head APA … J’ai suivi son conseil.

2ème partie de soirée : je ne me souviens plus du nom du bar, juste que c’était sur Trafalgar street et qu’une nana un peu éméchée a demandé à Zak pour quelle raison il portait un bonnet. Elle a fini par lui enlever pour le lui glisser gentiment dans le pantalon … j’espère que c’est pas la Pan Head qui l’a mise dans cet état !

3ème partie de soirée : on bouge dans le bar où nous avions été avec Marie. Le concert est sympa et là Zak perd son tel … on cherche un peu partout, je vais demander au bar au cas où. Pas de tel mais la barmaid me tend ma carte de crédit, j’avais pris une Pan Head quelques minutes plus tôt et avait du la laisser dans le lecteur … Je commence à être pas mal ! Zak fini par retrouver son tel et la soirée continue. 2h30 du matin, ça devient calme. 14h30 en France, j’envoie un message aux copains et en discutant avec Yo j’apprends que Xavier Rudd est de passage à Auckland pour le NZ Spirit Festival, je book direct pour le 2 mars ! Je trinque une dernière fois et sur le chemin du retour je repasse devant le bar de la deuxième partie de soirée. Je m’arrête, ce sera la dernière Pan Head avant une longue nuit de sommeil !

Le 24 février après midi, je me réveille avec un gros mal de crâne, ça doit être la Pan Head. Elle porte bien son nom. Je vais faire quelques courses et je prend la route pour le French Pass. La route est correcte au départ, mais on arrive rapidement sur une gravel road qui longe la route, je suis seul au milieu des fjords, pas de réseau, quelques moutons et surtout beaucoup de vent ! Pas beaucoup de zone ensoleillée si bien que lorsque j’en aperçoit une, je décide de m’arrêter pour prendre un cliché. J’ouvre la porte du van et à peine entre-ouverte, le vent me l’arrache de la main. Je lutte pas mal pour la refermer, la photo sera pour une autre fois. La route est de moins en moins praticable mais je continue d’avancer avec Modestine.

Après 2h30 de route pour faire moins de 100 km, j’arrive au French Pass. C’est pas aussi fou que je l’imaginais mais ça doit être en partie du aux mauvaises conditions météo. Ca fait clairement chier, toute cette route pour pas grand choses à l’arrivée … En faisant le tour du van, le pneu arrière droit semble presque à plat. Je ne vais pas trop traîner dans le coin. Pas le choix, il faut que je retourne vers Nelson. Il est 16h je repars déçu. Pour le retour, petite playlist de Xavier Rudd et Go Pro pour garder un souvenir de ce passage au French Pass.

J’arrive à Havelock, je trouve une station sur le point de fermer. La proprio relance le compresseur pour que je puisse regonfler mon pneu et reprendre la route vers un free campsite non loin de là. Sur le chemin je repasse par Pelorus Bridge. Il est 20h, j’ai besoin de finir cette journée sur une bonne note. C’est partie pour une petite session pêche avant la tombée de la nuit ! Après un bon 45 min, je reviens avec 2 belles prises de 30 – 35 cm. Il fait nuit, je sors la table, la frontale et je prépare tranquillement les 2 truites.

21h30, j’arrive sur un free campsite, et pour une fois il reste de la place ! Au menu ce soir : truite avec courgette et riz, yummy ! Première fois que je cuisine à l’intérieur du van, trop de vent dehors, ça sent le poisson … bonne nuit !

A mon réveil le 25 Février, je repense pas mal à l’année 2018, au wakeboard qui va bientôt reprendre etc … je n’ai pas trouver de vrai wakepark en NZ pour l’instant, seulement des 2.0, a little bit boring … Je suis entouré par un troupeau de vaches et je découvre l’endroit où j’ai passé la nuit. Je quitte le free camp en dernier et retourne vers Nelson pour réparer mon pneu arrière droit. J’arrive à « Tyre General », le gars prend le cric, dépose la roue et je localise le clou qui m’a valu un retour à Nelson ! 30 minutes et 19$ plus tard, je repars ! Il est midi, je vais tenter de mieux m’organiser en commençant par remplir mon bidon de 20L d’eau. Je retourne en direction d’Havelock, je repasse une nouvelle fois devant Pelorus Bridge, il est 15h30, les truites font la sieste mais je décide d’aller me baigner ! Plutôt fraîche mais rien de mieux pour détendre les muscles !

Je continue ensuite en direction des Marlborough sounds en prenant une route située après Picton qui remonte plus au nord. Cette région est très sympathique mais à choisir j’aurais préféré être dans le Richmond National Park, maudit incendie !!

Je passerais quand même 3 jours à explorer la région avec un passage par le Mount Owen qui m’aura valu une belle entorse. De retour à Picton, je lance une lessive, je vais vais prendre un brunch et j’attends tranquillement 18h30 pour embarquer à bord du ferry qui me ramènera à Wellington !

To be continued …

Road trip with Marie – The end

Lundi 4 février, nous prenons le temps de nous réveiller tranquillement sur les hauteurs de Nelson. Nous avons rendez vous à 9h pour récupérer Modestine et reprendre la route vers le sud. Il est temps pour nous de dire au revoir à Stuart et Jills. J’espère les revoir l’été prochain. Ils ont vraiment été incroyables avec nous et avant de partir nous écrirons un petit mot de remerciement dans leur livre d’or déjà bien rempli ! Stuart nous conduira jusqu’au van.

Quelques dizaines de minutes plus tard, John, un des employés de Novus Glass est sur place pour nous remettre les clés du van. Les gens en Nouvelle Zélande sont toujours prêts à vous rendre service. En effet, Novus Glass est fermé le Lundi en temps normal mais pour que nous puissions reprendre la route, John a accepté de nous dépanner.

Tout semble impeccable, c’est reparti avec une vitre toute neuve : fini le bruit insupportable du plastique sous l’effet du vent ! Prochaine étape : Pancake Rocks.

Sur la route vers Pancake Rocks, un gars sorti de nulle part court en direction du Van pour que nous l’aidions à descendre vers le sud. Je m’arrête, ça peut être sympa de faire la route avec un autre gars. Le mec vient d’Israel et se prénomme Aviv (printemps en hébreu). Il nous montre ou il a laissé ses affaires, il est chargé comme un âne !! Heureusement pour lui, le van est suffisament grand pour quelques bagages supplémentaires !

Au départ, j’avais en tête d’emmener Aviv jusqu’à Pancake Rocks, mais il nous a demandé ou on allait ensuite et contre toute attente, nous avions un nouveau compagnon de route pour les 4 prochaines heures … Le hitch hiking c’est sympa mais à petite dose ou alors quand vraiment tu as un bon feeling avec la personne ce qui n’a pas été le cas avec Aviv. Le gars avait l’air un peu camé et du coup pas très intéressant …

Nous arrivons donc à Pancake Rocks. Cet endroit est magnifique mais facile d’accès et donc blindé de monde, pas vraiment la tranquillité que je suis venu chercher en Nouvelle Zélande. On ne s’attarde pas trop et après quelques photos, nous reprenons la route vers Fox & Franz Josef Glacier.

Nous arriverons à Fox Glacier en fin d’après-midi. En temps normal, très touristique, nous ne croiserons quasiment personne pour nous rendre au pied du glacier. Plus sympa pour prendre les photos 😉

Il est presque 18h, nous devons faire des courses pour ce soir avant que les magasins ne ferment. Aviv passera la nuit à Fox Glacier et partira sans nous dire au revoir ni même merci … bon débarras !

La lumière est encore belle et nous décidons d’enchainer avec Franz Josef Glacier. Même principe que pour le Fox, l’accès se fait via une gravel road. Ensuite il faut un peu près 30 min pour atteindre le pied du glacier. Comme pour Fox Glacier, l’endroit est désert à cette heure ! Nous avons passé quasiment toute la journée dans le van à descendre vers le sud, du coup histoire de se décrasser, on se fait l’aller / retour en mode trail.

Le lendemain au réveil la vue promet d’être grandiose. Sur le route entre Wanaka et Queenstown nous passerons devant une ferme située dans la vallée de Cardrona avec une cloture remplie de soutien-gorge … Marie hésite mais la cloture est déjà bien remplie ;-). A Paris on avait les cadenas sur le pont neuf, en NZ c’est les soutifs, vous comprenez pourquoi je suis venu en NZ 😉

Après ce petit divertissement, la route continue avec une vue imprenable sur le lac Wanaka ! Au bout du Lac, on peut apercevoir la ville de Queenstown. Posée au milieu des montagnes, c’est la ville des sports extrêmes en Nouvelle-Zélande. Elle donne accès à de nombreuses pistes de Mountain Bike l’été / de Ski l’hiver. Queenstown est sur ma liste pour l’hiver prochain, je vais pas tarder à regarder pour un emplois sur place 😉 Pas le temps de nous arrêter pour cette fois, nous devons rouler jusqu’à Te Anau où un bateau attend Marie le lendemain pour la traversée du Doubtful Sound. Nous verrons pour repasser par Queenstown en remontant vers Tekapo / Pukaki Lake.

Milieu d’après-midi, nous voilà à Te Anau, nous irons prendre une douche, je suis rincé. Je suis clairement à l’ouest et fatigué de rouler, j’ai vraiment besoin de me poser. Je vais même jusqu’à égarer ma carte bleue et m’en aperçoit au moment où la douche se libère … On passera notre tour. Je reste calme, retourne au Van, pas de carte de crédit … Je retourne voir Marie et m’assoie a coté d’elle, dépité ! J’ai pas envie de m’énerver pour rien, je sors dehors et décide d’aller retourner le Van pour retrouver cette fucking card ! Je finis par la retrouver bien cachée au fond du panier fourre-tout et reviens aux douches pour payer … la persévérance finit toujours par payer ! Une fois dans la douche, tu as 5 min d’accés à l’eau pour tout faire ! Cette étape va rappeler de bons souvenirs à Marie, ahah ! bon donc je me cale sous l’eau chaude, je me lave au savon et la … l’eau se coupe ! Si vous voulez savoir pourquoi l’eau s’est coupée, je vous invite à questionner Marie, elle vous racontera pourquoi elle a eu le temps de se rincer et pas moi ! Je finirai donc dans le lavabo, je suis rincé ! Histoire de me remettre de mes émotions, un petit resto s’impose avant de retourner au van pour la nuit.

Lendemain matin, j’emmène Marie à Manapouri au départ du ferry pour le Doubtful Sound. Le départ est à 8h du mat, il est 7h, nous sommes largement dans les temps ! Marie s’en va, le retour est prévu pour 15h. De mon coté, je décide d’aller me caler au bord d’une rivière pour me dégoter une truite ou deux. C’est parti pour une partie de pêche mémorable … je commence à envoyer et là le fil vient me faire un joli paquet de nœud autour de la canne … c’est le début des emmerdes ! je déroule tout, j’enlève les nœuds … 1h plus tard, je peux enfin faire mon deuxième lancé … Et là, la cuillère reste accrochée derrière un rocher en plein milieu de la rivière qui doit bien faire 8 mètres de large, cette journée s’annonce productive ! Je pars donc à la recherche de la cuillère ! Pour ceux qui se demanderaient : mais c’est quoi cette cuillère dont il nous parle ? il s’agit en faite d’un appât munit d’un hameçon situé au bout de la ligne de pêche.

C’est bon je l’ai !! Je suis légèrement mouillé mais cette fois j’ai pensé à retirer mes pompes 😉 On continue donc cette partie de pêche, un peu plus loin en amont de la rivière, et je passerai sur la rive droite. Je lance … de nouveau un paquet de merde, ça me gave ! Cette fois je remballe mais je ne perdrai pas 1h pour tout démêler, je récupère la cuillère et je coupe le reste ! Clairement le mec qui a monté la bobine sur le moulinet en a trop mis, du coup impossible de faire un lancé correct. J’ai bien du enlever 20 mètres de bobine voir plus pour éviter ce problème. Le matériel est remballé, je retourne vers le Van. Je retourne sur la rive gauche, je vous laisse deviner la suite, ça me fatigue ahah !

Il est un peu près 10h du mat, je vais retourner voir du coté du lac Te Anau, pour essayer de me remettre de ce début de matinée chaotique. Arrivé au lac, je remonte une ligne, plus de problème de bobine, tout va bien ! Néanmoins, je finirais par laisser la cuillère dans le lac et rentrerai bredouille.

Bilan de cette partie de pêche : Mes pompes sont trempées, j’ai perdu une cuillère, pas une seule touche !

A 15h, je suis de retour à Manapouri où Marie m’attend. Elle est ravie de cette journée, avec du recul, j’aurais mieux fait de l’accompagner.

C’est donc reparti pour Queenstown. Cette fois, nous prendrons le temps de faire un tour dans le parc situé de l’autre coté du lac qui permet de faire de magnifiques clichés de la ville. Pas mal de jeunes sont posés là pour chiller entre amis et profiter du soleil. Seul Hic, des bateaux à moteur très bruyant font le bonheur de certains touristes … Nous finirons la journée avec une petite bière et nous passerons la nuit au nord est de Queenstown. Nous nous arrêterons sur le bord de la route juste avant un col qui méne au lac Pukaki. Le vent souffle vraiment fort, mais on préfère attendre le levée du soleil et continuer de descendre en profitant de la vue.

Jeudi 7 février, nous voilà arrivé à Pukaki. Le soleil est encore présent ce matin. Nous décidons de prendre le petit déj et d’aller nous poser au bord du lac. Malheureusement, le Mont Cook que nous espérions voir depuis le lac retient une épaisse couche de nuage. Peut-être que nous serons plus chanceux une fois arrivés à Tekapo … Nous reprenons donc la route mais la vue sur le Mont Cook semble disparaître à mesure que nous avançons en direction du lac Tekapo. Dommage, ce sera pour une prochaine fois :-). Nous sommes à la pointe sud du lac et décidons de le remonter par la route qui mène au Mont John ce qui nous permettra de prendre un peu de hauteur. Arrivée au pied du Mont John, l’accès au Parking est payant … Mais d’après Marie, il est possible de redescendre et d’y accéder à pied. Nous irons donc après manger. De là où nous sommes, nous pouvons apercevoir une gravel road qui mène aux bords du lac. Nous irons donc nous y poser pour la pause dèj ! Tout se passe bien, nous avançons tranquillement, le sol autour de nous est desséché / craquelé, l’eau du lac doit certainement monter jusque là pendant l’hiver. C’est vraiment chouette, personne ne vient ici. Je continue d’avancer tant que je peux et nous arrivons au bout du chemin mais pour être sur qu’il n’y a rien derrière j’avance encore un peu tandis que Marie me conseille de ne pas aller plus loin … Et en effet, la route disparaît petit à petit. Je passe donc la marche arrière, recule de quelques mètres en braquant sur la droite et là … je viens de mettre la roue avant droite dans un magnifique trou… Putain mais quel con ! Je sors pour regarder, le van est bel et bien enlisé et nous sommes sur une gravel road sans personne autour ! Heureusement, au bout de quelques minutes, un camion passe par là, j’agite les bras, le gars me voit, s’arrête et m’indique des maisons juste après un pont ou je devrais pouvoir trouver quelqu’un avec une voiture pour tracter le van. La mission commence ! Arrivé au niveau du pont, une voiture s’arrête à ma hauteur, le gars me dit qu’il habite là et qu’il revient pour m’aider dans 45 min. De retour au van, Marie profite de ce contre temps pour écrire ces cartes postales pendant que moi je tourne en rond … Nous essayerons de caler une planche à découper sous une des roues pour gagner en adhérence mais rien n’y fait, Modestine est bel et bien coincée !! Après 45 min d’attente, le gars arrive avec un BMW X3 et une chaine pour nous tracter. En voyant le van, le gars me dit que ça ne va pas être simple. Ok, c’est parti, on tend la chaine, je monte dans le van, passe la première et avance à mesure que le gars me tire. Après plusieurs manœuvres, le van est de nouveau opérationnel ! Je remercie ce Monsieur qui nous a tiré d’affaire, j’espère que ça me servira de leçon !

Assez perdu de temps, nous regagnons le chemin pour accéder à Mt John. Finalement, nous n’aurons même pas pris le temps de manger. On commence à grimper et au bout de 40 min environ, nous surplombons le lac Tekapo, la vue est magnifique et notre mésaventure avec le van est vite oubliée. De retour au van, nous avons vraiment les crocs. Nous accèderons aux bords du lac mais cette fois la route est goudronnée. Une sorte de vieux ponton se trouve là et pendant que Marie part se faire bronzer, je prépare une salade et j’installe la table sur le ponton au bord du lac pour notre dernier repas avant notre arrivée à Christchurch et le vol retour pour Marie. J’ai sorti le grand jeu, ahah !

Dernière étape de notre road trip : Christchurch ! Cette ville renaît doucement suite au tremblement de terre de 2011. Nous arriverons en fin de journée et irons nous poser dans un bar pour trinquer à ce magnifique road trip que nous avons partagé ensemble. Pour la nuit, nous irons au bord d’un port de commerce (difficile de trouver mieux en pleine ville à 1h du matin …). En retournant au van, Marie aperçoit un camion à coté de celui ci et me lance : « Jo, ce serait pas un camion pour enlevé le van ça ?!! ». J’ai détalé comme un lapin et arrivé au niveau du camion et donc du van, je vois un type entrain de tirer une poubelle … vous l’aurez compris il s’agit en faite d’un camion poubelle. Les gars ont du flipper en me voyant arriver comme ça. Je me suis retourné comme si de rien était. Et là, au bout de la route, Marie était entrain de se tordre de rire. La raison : au moment ou j’ai détalé, elle a vu le gars passer avec la poubelle et moi en train de donner tout ce que j’avais pour qu’il n’embarque pas le van ! Ce sera la dernière anecdote de ce road trip 😉

Vendredi 8 février, visite express du centre ville puis nous prenons la route pour l’aéroport de Christchurch. Dernière bière à l’aéroport, Marie s’est envolée vers Singapour et moi je reprends la route vers Nelson 😉

@Marie : Je ne pouvais pas rêver mieux pour démarrer mon aventure en Nouvelle-Zélande et je te l’ai déjà dit mais je t’aurais bien gardée un peu plus 😉 Quand tu veux pour voyager ensemble à nouveau ! On se retrouve pour le nouvel an à Paris ou ailleurs. See You :-*

Une dernière pour la route : On venait de prendre une douche vers Nelson mais je ne sais plus exactement quand pendant le road trip donc je cale ça là. Je suis donc redescendu en température après une bonne douche, je retourne au van pour ranger mes affaires, le van est donc ouvert ! Marie arrive, nous sommes prêt à repartir ! Mais à ce moment là, impossible de retrouver les clés du Van. J’ai fini par tous sortir : la glacière, les cartons de bouffes, le bidon d’eau etc… et au final, devinez ou elles étaient … sur la porte coté conducteur … c’est l’histoire de ma vie !

A bientôt pour la suite de mon aventure 😉

Road trip with Marie – Part 2

Comme je vous le disais dans ma dernière publication, nous sommes donc allés prendre une bière avec toute l’équipe de l’alpine crossing. Après ce moment sympathique, nous nous sommes mis en route vers un free campsite avec Marie, Thomas & Fanny, Pauline & Dédé. Et histoire de passer une bonne nuit, nous avons profiter d’une rivière pour nous rafraîchir avant de nous coucher.

Le lendemain, Samedi 26 janvier, nous prenons la direction de Wellington, sans prendre le temps de passer par le mont TARANAKI, vous savez celui qui ressemble au mont FUJI, ce sera pour une prochaine, probablement vers le 5 Mars.

Après avoir roulé tranquillement pour profiter de la journée, nous arriverons finalement à Wellington vers 19h. J’ai même pris le temps de m’arrêter dans un hunting & fishing pour équiper ma canne à pêche avec une ligne rivière, 3 cuillères, des émerillons et bien sur le plus important : la licence pour 1 an à 160 $NZ qui me permettra de pêcher un peu partout en Nouvelle- Zélande.

Nous sommes donc à Wellington, et il nous tarde de faire un peu la fête avec Marie. Après avoir pris le temps de faire une lessive et de préparer un bon dîner, nous rejoignons Karine et Alban (un autre couple de l’alpine crossing) dans un bar posey de Wellington avec un choix incroyable de bière brassées sur place. A 23h30, le bar ferme ses portes, nous prenons donc la direction d’un bar ambiance pour guincher avec Marie ;-). Karine & Alban n’ont pas l’air très emballé par l’endroit et s’en irons vers 2h du mat’. Pour être franc, vu la suite de la soirée j’ai un peu perdu le fil après … Bref c’était top, et pour finir, un Burger King ! ok c’était certainement pas la meilleure idée mais après une soirée ça te remet les idées aux claires, certain(e)s me comprendront !

Dimanche 27 Janvier, réveil de bonne heure, le ferry pour traverser sur l’île du sud à Picton est à 13h30, ce qui nous laisse peu de temps pour visiter Wellington. Les bars ça c’est bon, nous nous rendons donc vers le jardin botanique, petit aller retour avec le funiculaire qui nous ramène vers le centre ville ou nous trouverons la cabine France Télécom qui permet d’entendre ce qui se passe de l’autre coté de la terre et très précisément dans la ville d’Ajaccio ! Pourquoi Ajaccio, je vous laisse vous renseigner sur google 😉

Nous prenons également le temps (il faut le dire vite) de passer devant le parlement et de visiter une église anglicane « Old St Paul », très belle construction datant de 1866. Nous avons eu la chance d’arriver juste avant un car de touriste, parfait pour les photos !

Il est 11h30, nous sommes dans la file d’attente, prêt pour embarquer à bord de l’un des ferry de la compagnie bluebridge.

13h30 : les moteurs sont en marche, nous quittons le port de Wellington. On prendra quelques photos au départ, mais surtout lors de notre arrivée dans les fjord du nord de l’île du sud !

15h30 : Nous sommes à Picton et à peine débarqué, nous prenons la route vers Abel Tasman. Nous passerons la nuit à Marahau sur un parking ou le free camp n’est pas autorisé mais clairement nous sommes rincés, on va pas se galérer.

Lundi 28 Janvier, le temps est toujours au top, il fait même trop chaud, 30°C !! Il est 11h30, plein cagnard, nous démarrons l’Abel Tasman coast trail … C’est parti pour 8h de marche. 2h de marche plus loin, nous voila arrivés à Apple Tree Bay (ça rappellera des souvenirs à mes amis coco & Pierrot). On prend le temps de poser les affaires, d’enfiler le short de bain / bikini pour marie, et on se jette à l’eau, putain que ça fait du bien ! Tellement relaxant mais y’a toujours un mais … il nous reste 6h de marche … dommage je me serais bien posé en mode farniente !

Nous reprenons donc la route jusqu’à Torrent Bay, la pause déj s’impose. Pas mal de gens finissent leur première étape à Torrent Bay mais nous … non ! Rien ne peut arrêter Marie quand elle est lancée, j’en chie mais je reste pas trop loin derrière, trop de fierté ahah !

19h : nous arrivons enfin à Bark Bay, on plante la tente sur un emplacement pas trop dégueu, je m’attendais à pire vu l’heure à laquelle nous sommes arrivés. La zone de campement réservée via le site du DOC donne directement accès à une plage appelée « golden sand » en raison de la présence d’un sable particulièrement jaune. Nous sommes à marée basse, pas de vague à l’horizon, nous allons nous rincer dans la mer de Tasman.

Après un bon repas accompagné d’un petit verre de vin cabernet sauvignon 2017 de la maison « mission estate winery », extinction des lumières. Le ciel est dégagé, je lance l’application skyview car je ne connais aucune des constellations qui sont au dessus de nos têtes. D’ici, nous pouvons voir ORION, GEMINI, le LION, le TAUREAU, et les POISSONS.

Tout à coup, nous entendons du bruit dans les fougères, de loin on dirait un chat … rien de bien inquiétant, nous continuons. De retour à la tente, la bestiole que nous supposions être un chat est entrain de nous dérober nos bananes rangées dans le sac de Marie ! Pas le temps de l’intercepter, elle se met à grimper dans l’arbre avec les bananes dans la gueule et commence à les manger tranquillement depuis son perchoir en nous regardant. Il s’agit en faite d’un possum, un redoutable prédateur pour les Kiwis que le DOC protège par tout les moyens. Les Néo-Zélandais bien conscient de la menace qui pèse sur le KIWI n’hesitent donc pas à tuer un possum lorsqu’ils en croisent un. La bestiole finira par s’en aller en nous laissant quand même 2 bananes !!

Lendemain matin, c’est pépère, nous n’avons que 4h de marche jusqu’à AWAROA. Les paysages à Abel Tasman sont magnifiques mais relativement similaires tout du long. Pas besoin donc d’aller jusqu’à TOTARANUI pour découvrir cette région. Quoiqu’il en soit, notre water taxi nous y attendra le lendemain. Arrivé à AWAROA, Marie fait connaissance avec ce qu’on appelle ici : les sandflies ! Ces petits insectes ont l’apparence des moucherons mais sont en réalité, tout comme les moustiques, des suceurs de sang. A la différence que les sandflies mordent ! Et après la morsure, c’est parti pour quelques jours de démangeaison et un beau petit bouton tout rouge qui peut rester plusieurs semaines … il fallait bien que la Nouvelle Zélande ait un inconvénient pour l’homme ! Malgré ces petits monstres, nous profiterons de très beaux points de vue à AWAROA et d’une belle luminosité pendant / après le sunset !

Mardi 29 janvier, après 2h de marche, nous arrivons au point de rendez vous du WATER TAXI avec les pieds, chaussettes, chaussures trempées !

Je vous explique : pour rejoindre Totaranui depuis AWAROA, il faut attendre la marée basse pour traverser … Jusque là, aucun problème nous avons attendu, ouai mais … peut être un peu trop. Tu sais quand tu viens d’enfiler tout ton barda, tu regardes l’eau que tu vas devoir traverser et tu te dis : c’est bon ça passe easy ! ouai ben mon cul, c’est pas passé, enfin si mais à travers les godasses … remplies d’eau de mer ! c’est arrivé au bout de 20 min de marche, il restait 1h40 pour rejoindre TOTARANUI, j’ai donc ralé comme d’hab 😉 On profitera d’un grand soleil à Totaranui pour faire sécher tout ça !

Le retour en WATER TAXI se fait sur une mer de Tasman pas trop agitée. Quelques stop pour débarquer / embarquer d’autres personnes et nous voila de retour à Marahau. Le Van est toujours là, pas de mauvaise surprise pour cette fois.

C’est l’heure de reprendre des forces, j’ai tellement faim que je ne fais pas attention au menu à l’entrée du resto, mais Marie a comme une envie de salade … Et le resto le plus proche ne sert que des pizzas ! Je rebrousse donc chemin vers le parking ou le van est garé, en bougonnant, je l’admet je faisais mon OURS. Désolé Marie, le Fish & Chips était parfait ! Puis, nous avons continué notre route en direction de Collingwood, au Nord Ouest d’Abel Tasman.

Le 30 janvier, nous retrouvons Doug, un ami Néo Zélandais de Marie, et sa famille pour luncher ! Pour Marie & Moi, ce sera Smoothie & Bière, nous avions déjà bruncher 😉 L’Après Midi, Doug reste sur collingwood avec sa famille. Avec Marie nous partons visiter Golden Bay. Nous arrivons devant des dunes de sables et derrière, une plage immense avec un énorme rocher en plein milieu entouré par la mer, juste grandiose ! Je dirais même mieux qu’ Abel Tasman au niveau de la vue et surtout beaucoup moins de monde. Nous avons même eu la chance de faire la rencontre d’un phoque venu dans le coin pour faire bronzette. Pas très accueillant l’animal, nous restons à distance. Seul hic, le vent qui soufflait un peu fort. Et avec ce sable en abondance ça pique un peu !

Sur le retour vers Collingwood, il nous reste 2 spots à visiter. Le premier donne accès à une falaise avec une vue 360° sur Golden Bay. En bas, la mer vient se fracasser contre les rochers et de nombreux phoques se font masser la couane. De retour à la voiture pour notre dernier spot de la journée, Marie se fait aborder par un paon pas très commode. C’est parti pour une course entre les voitures pour tenter d’échapper à ce bel oiseau ! C’était digne d’un bêtisier !

On finira par arriver au phare de Golden Bay … Beaucoup plus petit que celui de Cap Reinga. De là, je vois un chemin qui permet d’accéder à une falaise. Je me décide à y aller, Marie m’attend pour prendre la photo une fois que je serais de l’autre coté. Je pars en mode Trail et 25 min plus tard, la photo est dans la boite !

Le soir, retour à Collingwood ou nous profiterons de la soirée avec Doug dans un pub en mode bière + billard. Très appréciable dans cette toute petite ville avec une seule et unique rue.

Le lendemain, nous reprendrons la route vers Nelson. Au passage, nous nous arrêterons au Mussel Inn, réputé pour brasser ses propres bières en faible quantité. Cela m’a fait penser à l’ambiance des estaminets mais sans la carbonnade flamande ! A notre arrivée sur Nelson, petit resto de tapas et soirée dans un bar music live.

Vendredi 1er Février, voila plusieurs jours que nous roulons avec un morceau de film plastique en guise de fenêtre coté passager … pauvre Marie. Mais nous profiterons d’une rando de 3 jours dans le Nelson Lake National Park pour laisser Modestine chez Novus glass. Pendant que je pars déposer la voiture, Marie prépare des crêpes pour les 3 jours à venir. Il y en avait bien 50, elles ne passeront pas la nuit …

C’est le début de notre aventure dans le Nelson Lake National Park !!!

Il est 14h, nous faisons la connaissance de Mark, un ami de Doug, de Stuart, le père de Mark, et de Steffy, la petite amie de Mark originaire de Munich. Nous retrouverons Doug au départ du Trek, c’est parti pour 2h de route depuis Nelson. Doug nous avait laissé un message avec une description de Mark, disant : a guy with a very bad hair cut. Marie a tout de suite su que c’était lui. Mais on verra ou j’en serais dans quelques mois. Toujours pas passé au barber shop depuis mon départ. Je vais essayer le style NZ « very bad hair cut » 😉

Finalement après 1h30 de route, nous voilà arrivé au départ du Trek, Doug est déjà là prêt à partir pour coldwater hut ou nous passerons la nuit. Il est 15h, nous partons pour 3h de marche. Tout le monde semble avoir un bon rythme même Stuart (71 ans). Première pause goûter, il pleuviote, on se pose près d’une cascade qu’on escalade pour aller voir de plus près. Arrivé en haut par je ne sais quel chemin, Mark part se mettre tout habillé sous la chute d’eau, il avait ptet un peu chaud ! Pour redescendre, c’est une autre histoire, le terrain est très glissant, on reste vigilant. Un faux pas et c’est la descente express assurée !

Après cette petite pause, nous repartons et quelques heures plus tard, nous voilà arrivé à coldwater hut. Petit refuge modeste, un couple est déjà sur place entrain de méditer, on essaye de se faire discret. Nous prendrons tous les lits de la rangée du haut. le refuge donne sur le lac rotoiti accessible en bateau via un poton d’ou nous plongerons pour nous rafraichir ! Elle est fraîche mais ça fait un bien fou ! On apprendra plus tard avec Marie que des anguilles (eels) habitent le lac. Aucun danger, elle ne possèdent pas de dents, seulement du cartilage leur permettant de vous pincer légèrement. Après notre repas de pâtes / crêpes, nous irons avec toutes l’équipe les nourrir. Un BIG PAPA est présent ! Après ce petit divertissement, nous allons nous reposer, Doug a apporté ses mots croisés, plutôt fun d’essayer de trouver des mots quand tu comprends qu’à moitié les sujets … on a bien rigolé !

Le lendemain, réveil à 6h, pti dèj et départ à 7h, les NZ ne rigolent pas avec l’horaire mais c’est clairement plus agréable de marcher de bon matin ! Nous sommes toujours en pleine forêt, hâte d’en sortir pour être en pleine montagne avec une vue dégagée. A la lisière des arbres, une autre cascade, Marie se laisse tenter et réussi à rentrer entièrement dans le bouillon et à y rester pendant quelques secondes, elle est vraiment froide ! Nous profiterons des arbres pour le pique nique.

Puis, c’est reparti pour une ascension jusqu’à Angelus Hut. Là haut, le refuge situé aux abords de deux lacs dispose d’un grand espace de vie pour discuter, manger etc… et de plusieurs dortoirs spacieux pour s’y reposer. Une belle terrasse donnant directement sur les lacs permet d’admirer la vue et de profiter du soleil qui ne laisse aucune place aux nuages ! Mais avec Marie, nous préférons aller faire bronzette au bord d’un des lacs ou nous ne verrons pas le temps passer tellement le spot est apaisant. J’ai du m’endormir pendant presque 1h et il me semble que Marie également.

De retour à la Hut, le reste de la bande avait commencé un puzzle représentant 2 enfants sur des vélos entrain de se béquoter. Après 3h de recherche, le puzzle était terminé. Et ça tombe bien, il était l’heure de diner ! Je pense que ce soir là le refuge affichait complet. Vers 19h, le gardien du refuge est passé pour checker les réservations et nous faire le topo de la journée qui nous attendait le lendemain. J’ai compris que le soleil serait au rendez vous, c’est tout ce que je voulais entendre. Pour le repas, si je me souviens bien, nous avions du riz, des courgettes et un oignon que nous avons fait revenir avec de l’eau. C’était un peu fade mais quand t’as les crocs … Pendant ce temps là, Mark était parti faire son Trail, normal le gars !

Avant la tombée de la nuit, petite balade autour du refuge. On essaye de retrouver la trace de Mark parti depuis bientôt 1h, Stuart semble inquiet. Après 30 min, on entend Mark siffler au loin lorsque Doug crie son blaz. Quelques minutes plus tard, on l’aperçoit, il ne semble pas fatigué. De notre coté, nous retournons à la hut pour nous reposer.

Dimanche 3 février, dernier jour de trek et réveil à la fraîche. Je sors prendre l’air dehors, le sol est gelé, je ne sens plus mes pieds … Au Pti dèj : confiture d’abricot, pain de mie et banane. J’aurais bien pris une crêpe mais on a tout mangé la veille 🙂 Il est 7h30, on se met en marche et si tout se passe bien, dans 6h nous serons de retour à la voiture. Sur le chemin, un pari est lancé pour savoir si l’endroit que Mark pointe du doigt est un refuge, on s’occupe comme on peut !

Doug : it’s a rock

Mark : it’s definitely a hut

Bon clairement je m’en cogne mais après avoir utilisé le zoom de mon appareil photo : it’s definitely a rock !

Les NZ prennent vraiment le temps d’observer et de contempler la nature. Quand une plante n’a pas sa place dans la native bush, il l’arrache pour éviter qu’elle ne se propage et qu’elle empêche des espèces plus fragiles de se développer.

De retour à la voiture, nous sommes censés nous rendre chez les parents de Doug en banlieue de Nelson pour passer la nuit. Mais étant en plein déménagement, nous irons finalement chez les parents de Mark, Stuart et Jills qui nous accueilleront chaleureusement (le Van n’est disponible que le lendemain). Nous dormirons dans une chambre avec un lit king size / une salle de bain privée : Au top ! La maison se situe sur les hauteurs de Nelson du coup en ouvrant les rideaux de la chambre on se retrouve face à une vue incroyable sur la baie de Nelson et ses bancs de sable qui tout doucement vont disparaitre : c’est l’heure de la marée haute. La nuit s’annonce parfaite mais ce n’est pas tout, il est 17h et nous allons profiter de la piscine à débordement avec Marie !! Cette fin de journée est parfaite et Jills nous prépare un repas au petits oignons. Nous sommes vraiment chanceux et c’est un peu grâce aux connards qui ont brisé la vitre du van quelques jours auparavant.

La morale de cette histoire : une galère peut entraîner de belles rencontres !

ROAD TRIP with MARIE

Après 23H de vol avec Emirates, Marie arrive enfin sur le sol Néo Zélandais. Comme à mon habitude, je suis en retard. Les directions étaient confuses, mais ne t’inquiète pas ROM ma BICHE pour toi je serais à l’heure !

Je présente donc MODESTINE à MARIE et c’est parti pour le CRAB SHAK sur viaduct HARBOUR pour luncher. Rien de tel avant de se mettre en route pour 3 semaines de road trip.

Le ventre bien rempli, nous prenons la direction de Russel pour notre première nuit à 2 dans le VAN. Russel est une ville historiquement connue pour avoir acceuilli des brigands en tout genre ce qui lui a valu la réputation d’être la ville de la débauche à l’époque des colons.

Le lendemain matin, samedi 19 Janvier, on traverse avec un petit ferry pour rejoindre PAHIA (beaucoup plus long par la route). La traversée dure 10 minutes (6,5$ / pers). A Pahia, on prend le temps de se poser avant la visite du WAITANGI TREATY GROUND. Un musée sur l’histoire de la colonisation NEO-ZELANDAISE avec l’arrivée des Anglais puis des Français et leur rencontre avec les différentes tribus MAORI plus au moins hostiles. De nombreux conflits ont éclatés pour arriver à la signature d’un traité qui garantirait la libre circulation des anglais sur le sol NZ en échange de la protection contre les autres colons et la protection des terres sacrés des MAORI. A la fin de la visite, nous avons assister à un spectacle traditionnel dans un temple sacré : HAKA, CHANT & DANSE. Ça vous donne des frissons, vous pouvez me croire !

Le lendemain Matin, nous sommes au CAP REINGA, la pointe nord de la nouvelle zélande ou la mer de TASMAN rencontre l’océan PACIFIQUE. Nous avons roulé toute la nuit pour arriver avant le couché du soleil mais en vain. Un peu de lumière nous attendait a notre arrivée :

Histoire de ne pas louper également le SUNRISE, nous décidâmes de dormir non loin du CAP sur une GRAVEL ROAD. Tout va bien, nous sortons de quoi cuisiner en dehors du VAN et là c’est le MIMI, c’est le RARA, c’est la MEMERDE ! En moins de 5 minutes, nous avons 50 nouveaux invités affamés, je dirai même assoiffés : des putains de fucking mosquitos ont pris le VAN d’assaut ! Extinction des lumières, rangement de la table, des chaises, allumage du moteur, ouverture des fenêtres, je roule pleine balle pour les faire sortir. Marie est à l’arrière entrain de les coller un par un sur le plafond du VAN. Niveau déco on a vu mieux, mais merci Marie pour ta détermination ;-). Après une demi-heure de combat acharné, il n’en reste plus aucun, bravo Marie, YOU WIN !! Pour info, pendant ce temps je buvais une bière histoire de me détendre …

Il est 6h du matin, le CAP REINGA nous appelle. Ouverture du VAN, ce n’est pas aujourd’hui que nous verrons le SUNRISE, nous sommes dans les nuages…

Du coup, direction notre prochaine étape : la KAURI FOREST, The native BUSH. Nous passons par NINETY MILES BEACH (qui ne fait pas 90 miles …) ou nous prendrons notre petit déjeuner. Pas loin de 1000 km en 3 jours.

Arrivé sur place, nous sommes entourés par une forêt quelconque accessible uniquement par certains points d’entrée bien définit. La forêt de KAURI fait partie de la « native bush », les arbres initialement présent en NZ avant l’arrivée de l’homme. Beaucoup de KAURI ont disparu pour servir à la construction de navires de guerre puis de commerces avant qu’ils ne soient enfin protégés par le DOC (Department Of Conservation). Nous nous arrêtons donc à l’une des entrées de la forêt ou est visible le plus vieux et le plus large KAURI de notre monde (2000 ans). Pour rentrer dans le parc, il est impératif de nettoyer des chaussures avec brosses et jets d’eau mis à dispo pars le DOC.

Il est énorme, c’est impréssionnant de voir comme nous sommes petit à coté de cet être. En comparaison, c’est comme si on placait un fourmi à coté d’un homme et encore l’echelle est peut être sous estimée. Nous prenons le temps de les admirer, de faire un maximum de photos et nous reprenons la route mais avant çà, pose dèj : ce midi c’est croque monsieur, Oui MADAME !

Le même jour, direction le Coromandel, arrêt à THAMES pour la nuit.

Le lendemain, le 21 Janvier, je redécouvre une nouvelle fois cette région accompagné de Marie. Cette fois, nous passerons par l’ouest en commençant par CATHEDRAL COVE ou nous prendrons le temps de nous baigner. Vers 13H, il est temps de se restaurer au HOT WATER BEACH CAFE. Ce midi c’est pizza accompagné d’une bière locale, une IPA HWB. Le pizzaiolo, un canadien, très sympathique nous propose une dégustation de shots de FEIJOA, une plante locale qu’il accompagne de différents alcools / saveurs comme du GINFER (gingembre), mon préféré !

Début d’aprem, nous arrivons à HOT WATER BEACH. Cette plage est réputée pour son activité géothermique et son odeur de souffre. il est possible de creuser des jacuzzi naturelles et de s’y baigner à condition de trouver un moyen de refroidir l’eau qui s’y trouve (70°C).

Lorsque nous arrivons la plage est bondée. Et soudain Marie à une idée : et si on faisait cuire nos oeufs dans l’un de ses jacuzzis ! ben ouai tiens c’est vrai que tout le monde fait ça 😉

Me voila parti donc parti chercher 2 œufs (il en reste 3, je préfère assurer le coup juste au cas ou …). J’en profite également pour sortir la bodyboard, les vagues ont l’air sympa et je décide de me mettre à l’eau. Pendant ce temps, Marie fait cuire les œufs sous le regard suspect des gens tranquillement installés dans leur jacuzzi naturel…

Au bout d’une bonne demi-heure, ça sent l’œuf pourrit mais ça vient pas du souffre ! les œufs ne sont pas cuit et vont même jusqu’à casser sur le chemin du retour vers le VAN … J’ai bien fait d’en garder un …

Le 22 janvier, nous prenons la route vers ROTORUA en passant par MATAMATA pour visiter Hobbiton, la petite bourgade de Freudon et Sam dans le seigneur des anneaux réalisé par Peter JACKSON. Il y a enormément d’endroit tout aussi magique que celui-ci en NZ mais cela reste assez dingue de se retrouver sur le lieu de tournage d’un film et de revisualiser certaines scènes.

Arrivé à ROTORUA en début d’aprem, nous retrouvons un pote de Marie, Alexandre, en voyage avec un VAN JUCY depuis quelques mois et présent dans la région pour ses spots de VTT de descente. On reprend donc la route en direction du parc Thermal de WAI O TAPU que nous visiterons le lendemain. En chemin, nous nous arrêtons pour aller voir un lac en activité géothermique. Le van est garé sur un parking non loin de la route principal, c’est parti pour une petite marche de 30 min aller/retour. L’odeur du souffre est bien présente, ça bouillonne sous nos pieds

De retour au VAN, des gars viennent de se faire casser la vitre de leur voiture de loc et nous demande un tel pour appeler leur assurance. Et la, surprise, mon VAN Modestine a également été forcée, vitre avant gauche coté passager brisée … Tous les papiers sont resté dans la voiture mais par chance les casseurs ont du être dérangés, tout est en place dans le VAN , ouf !

J’appelle mon assurance, ayant souscris à une assurance tous risques, je suis couvert pour le bris de glace. Reste plus qu’a trouver un peu de temps pour faire réparer le VAN. Nous profiterons de nos 3 jours dans la région de NELSON LAKE NATIONAL PARK pour laisser le Van en réparation. Voila pourquoi je vous disais que l’assurance tous risques n’était pas une option dans mon cas 😉

Après cette petite mésaventure, Alexandre, nous propose d’aller nous poser un peu plus loin sur la route ou se trouve des hot springs parfumés au souffre pour changer !!

Enfin on se pose en mode Chill avec Marie !! Après un début de road trip soutenu. Cet endroit nous a tellement apaisé que nous y resterons pour la nuit et nous y ferons la connaissance de Japonais très sympathique. Marie proposa même de faire une bataille corse ahah, très vifs ces japonais !

Le lendemain matin (23 Janvier), toujours en compagnie d’alexandre, nous arrivons au WAI O TAPU à 10h15 pour admirer un geyser en activité

Puis nous commençons la visite du Parc, je vous laisse profiter, cela devrait rappeler des souvenirs à certains 😉

La température de certaines sources peut atteindre + 100°C. Les différentes couleurs sont assez impressionnantes et indiquent une teneur en soufre (jaune), oxide de fer (rouge) etc …

Le Jeudi 24 janvier, le jour tant attendu est arrivé : c’est parti pour le Tongariro Alpine Crossing et cette fois il fait beau, YEEESSSSS !!

Petite parenthèse pour que tout le monde comprennent :

il y a deux ans, nous avions fait le Tongariro Northern Circuit, un trek de 3 jours dont une bonne partie passe par l’apine crossing. Les conditions étaient dégueulasse. Je me rends compte de ce que nous avions loupé (pas pu voir) aujourd’hui.

Alexandre, L’ami de Marie nous accompagne jusqu’à l’arrivée de l’alpine crossing pour poser notre VAN prendre le petit dèj et nous déposer avec son VAN au départ de la rando.

Quelques personnes attendent le shuttle pour être déposées au départ du TREK. Voyant que celui ci n’arrive pas, Alex propose à un groupe de francais qui veut tenter l’alpine crossing de se joindre à nous. Nous étions donc en compagnie de 6 autres français sur cette journée qui a été fabuleuse, la preuve en image :

Magnifique n’est ce pas, je n’imaginais pas que RED CRATER puissent être aussi impressionnant. C’est dingue, pendant toute la durée de cette rando, je me suis senti un temps sur la Lune un temps sur Mars, vraiment magique comme endroit. On aperçoit pas mal de fumée qui sort de la montagne sur le chemin, signe que l’activité volcanique est très forte dans cette région. Sur la dernière photo, une coulée de lave qui doit dater d’un certain temps déjà 😉

Nous avons eu des conditions et une équipe parfaite pour cette rando. Un des couples avec lesquelles je me suis très bien entendu, Fanny & Thomas, m’ont proposé de les retrouver le 27 février sur Christchurch pour un match de rugby cruisaders vs hurricanes. Je pensais être sur Nelson pour travailler à cette période là, on verra 😉 Et pour info, Fanny travaille également chez SAFRAN à Pau, nous sommes partout !

Après avoir crapahuter sur un des terrains de jeu du seigneur des anneaux, il est temps pour nous d’aller nous hydrater avec toute la team et quoi de mieux qu’une bonne bière ! See you 😉

Ps : Je suis en direct de Christchurch, nous somme le 8/02, il est 19h20, j’ai les crocs, La suite de notre road trip avec Marie arrive bientôt. La bise !

Arrivée de Marie J-4

Day 1 :

Lundi 14 janvier 2019, il est presque midi, les Toulousains viennent de me laisser les clés du VAN MITSUBISHI L300 immatriculé ETE321.

J’ai donc l’immense plaisir de vous présenter ma bête de course MODESTINE :

Impatient d’en découdre, je prend la direction de PIHA BEACH, un lieu réputé pour le surf et ses plages de sable noir. 1h plus tard, me voila arrivé :

Quelques rayons de soleil apparaissent mais pas de quoi sortir la crème solaire. La plage est séparée en deux par un immense rocher sur lequel il possible de monter pour admirer la vue : sur la gauche, le spot des surfeurs et sur la droite une immense plage quasi déserte. Dommage que les conditions météo ne soient pas au top, je reviendrai avec ma ROM ma BICHE 😉

Il me reste 4 jours avant l’arrivée de Marie, alors même si c’est au programme avec elle, je décide de me rendre dans le COROMANDEL.

Je reprend donc la route avec ma monture et décide de faire une halte à Auckland pour faire le plein de nourriture. Je m’arrête dans un PAK’n SAVE. Les prix sont plutôt corrects et il est facile de retrouver des produits que j’avais l’habitude de consommer en France. Un point appréciable des grandes surfaces en NZ : il est possible de se connecter en Free Wi-Fi. Plutôt pratique sachant que je n’ai toujours pas de numéro mobile NZ. Il faut d’abord que je récupère un numéro de compte en banque, rendez vous le 17 janvier à Auckland pour l’ouverture de mon compte.

J’ai donc mes vivres pour les prochains jours, direction la ville de THAMES ou je passerai la nuit dans un campsite SELF CONTAINED localisé via l’appli CAMPERMATE, très pratique pour repérer les zones de camping gratuit, les points de vidange, les douches publiques etc … C’est donc ma première nuit dans mon VAN !

Day 2 :

Le lendemain matin, réveil 9h sans pression et bonne nouvelle le lit est confortable, je devrais pouvoir tenir pendant un an ! Direction le nord du Coromandel en passant par l’ouest. La route de montagne est canon et à ma grande surprise le VAN tient bien la route. La vitesse est limitée à 100 Km/h sur ce type de route identique à celles qu’on pourrait retrouver dans les Alpes. A chaque virage un peu trop prononcé, un panneau affiche la vitesse conseillé, très utile pour éviter de se faire peur.

Vers 14h je décide de m’arrêter à MATARANGI BOAT CAMP pour passer le reste de la journée et bricoler quelques trucs sur le VAN. J’en profite également pour ranger mes affaires restées dans mes sacs.

Première réparation : le coffre de toit, très pratique pour stocker le matos de rando sauf qu’une fucking fissure laisse l’eau s’infiltrer. Un peu de chaterton et le tour est joué. On verra combien de temps ça tiendra !!

2ème réparation : le vélo, un peu casse gueule en descente avec un guidon mal serré. Mais bon, après un peu plus de deux années passées chez safran à travailler sur le serrage asservi je devrais m’en sortir 🙂

Il est 21h, je me prépare une salade, une petite bière et au lit !

Day 3 :

Je continue mon tour du CORAMANDEL dans le sens horaire. Prochaine étape : CATHEDRAL COVE. Mais avant ça, il faut que je nourrisse la beyte, Modestine a soif ! Et là grosse question : comment s’ouvre la trappe pour l’essence ? Au bout d’une minute je la localise, YES ! Mais ou est ce P….N de bouton pour la déverouiller !!! 2O minutes plus tard après avoir retourné le VAN, je le vois enfin nichée derrière le frein à main… Une fois le plein fait, je reprend la route vers CATHEDRAL COVE.

Je prend le Vélo, mon short de bain : un vrai bonheur de pouvoir enfin me mettre à l’eau dans ce décor paradisiaque !

Le soir je roule jusqu’à TUI TERRACE en face de PAKU SUMMIT pour passer la nuit. Pas eu le temps de m’arreter à HOT WATER BEACH mais je garde ce spot pour plus tard avec Marie.

Day 4 :

Jeudi 17 Janvier, retour sur AUCKLAND, j’ai rendez vous avec la banque ANZ pour ouvrir un compte chèque et récupérer une carte bancaire qui me permettra ensuite d’avoir un IRD Number et de pouvoir travailler sur le sol Néo Zélandais. Il est 10h du matin, une employée de la banque entre dans la salle ou je patiente avec d’autres PVtistes venu pour les mêmes raisons. C’est parti pour la création d’un profil et la récupération de mon login/Mdp. Au bout d’une d’une heure, je ressors avec un CB VISA ANZ qui me coûtera 10$ pour l’année, c’est propre !

Pendant que je suis à Auckland, j’en profite pour aller assurer le VAN (impossible sans N° de CB local) chez AA insurance. Vous me connaissez, j’ai pris une assurance TOUS RISQUES pour 87$NZ et la suite de mes aventures montreront que j’ai eu raison ! Enfin direction 2DEGREES pour un forfait Mobile appel illimité (NZ et AUS) / Internet 3 Go. Pas d’abonnement, je rechargerai 30$/mois.

La partie administrative étant terminée, je reprend la route pour le nord d’Auckland à proximité d’une plage pour passer la nuit. Demain Marie arrive !!

Mes premiers jours à Auckland

Auckland Jour 1 :

Fraîchement arrivé le 9/01 à 5h du matin à Auckland, j’ai donc pris la direction de l’auberge de jeunesse YHA auckland Intenational ! Mais avant ça, parlons un peu des contrôles à l’aéroport. les Néo-Zélandais ne plaisante pas avec leur environnement. Attention donc à ce que vous importez et surtout n’oubliez pas de le déclarer, cela pourrait vous coûter un petit billet de 400 $NZ ! Pour ma part, j’ai du déclarer mes équipements de camping (tente, chaussures de rando, etc..). Ces équipements ont donc fait un petit passage aux rayons X mais quelques minutes plus tard, ils m’ont été restitué. Me voila donc prêt, cette fois c’est parti !

3 possibilité pour rejoindre le centre d’auckland :

  • Soit tu prends le shuttle « door to door » pour 25$NZ et tu n’as plus qu’à poser tes valises
  • Soit tu n’es pas trop chargé et tu prend le skybus pour 17$NZ mais après tu auras un peu de marche …
  • Soit tu m’appelles et je viens te chercher si je suis pas trop loin !

Vu mon état de fatigue et le bordel que je trimbalai, j’ai choisi l’option shuttle. J’ai donc déposé mes affaires à l’auberge ouverte 24h/24 et je suis allé à la rencontre d’un premier VAN. Ah non avant ça, j’ai pris une bonne douche !!! et la je pense à un truc que j’ai oublié de vous raconter :

C’est l’histoire d’un mec, ses parents le déposent au parking de l’aéroport CDG. Le type insiste pour que son père se gare en marche arrière. Il fait le tour de la voiture, ouvre le coffre, sort les affaires du coffre, bien lancé fait un pas sur la gauche et la une belle poutre en béton armé avec des angles bien saillants croise son chemin … BOUM, HEAD SHOT !

Bon alors clairement ce gars c’était moi, j’ai entendu des trucs craquer à l’intérieur de mon crâne et bien évidement je me suis pas loupé mais bon pas besoin d’agraffes. Je me suis juste ouvert le cuir chevelu, il parait que c’est pas mal pour la repousse des cheveux !

Fin de la parenthèse, revenons à la rencontre du premier VAN : Il est 10 h du mat, j’attends avec impatience l’arrivée d’un Mazda BONGO année 2005 182000km 7500€. Le rendez vous est donné au AUCKLAND WAR MUSEUM (photo). Un couple de français arrive et me présente son compagnon de route. Après 1h de visite je ne suis pas convaincu : le joint de culasse semble poreux, la courroie de distrib est à changer dans 20000km et le self contained est valable jusqu’en Avril 2020. A moi donc de le repasser avant la revente en sachant que les normes ont évolué et que le VAN en l’état, ne répond plus au cahier des charges.

AUCKLAND WAR MUSEUM

14h visite du second VAN : cette fois c’est un couple de Toulousain qui me présente un VAN mitsubishi L300 année 2008 162000km 7200€. Le VAN à été réalisé avec des matériaux solides et est entièrement isolé. La courroie de distrib à été changée à 136000 km et le self contained est valable jusqu’en Novembre 2021. Le moteur tourne comme une horloge et ne présente aucun problème visuel. Je décide donc de faire une proposition à 6700 €. Les toulousains semble satisfait et accepte mon offre.

Je vous présente donc mon futur compagnon de route :

Je récupère les clés Mardi prochain si les virements sont validés. Ah et le truc chiant, parce que sinon ce serait pas drôle : ma banque n’autorise pas de virement journalier supérieur à 3000 €, obligé de faire 3 virements sur 3 jours … mais sinon c’est ton argent !!

Le VAN ça s’est fait !!

Auckland Jour 2 :

Reveil à 6h du mat je décide d’aller à pied découvrir ma nouvelle ville et quoi de mieux que de prendre un peu de hauteur pour voir à quoi elle ressemble : c’est parti pour la sky tower.

La vue à 360° est impressionnante : l’Eden Park, Viaduct Harbour, Waiheke Island, Harbour bridge, Mount Eden etc …

Je décide ensuite de me rendre à Viaduct Harbour qui me semblait très sympa vu d’en haut. Je vous laisse constater par vous-même :

Après quelques heures de marche sous un soleil de plomb, je me rend compte qu’il n’y a vraiment pas de couche d’ozone au dessus de moi ! je suis en train de cramer !! heureusement j’ai ce qu’il faut sur moi mais clairement ça pique !

Le soir je décide, sur les conseils d’un très bon copain, de participer à ce qu’on appelle ici un bar crawl. En gros, si tu es en Working Holiday Visa et que tu cherches de la compagnie, un organisme propose une tournée des bars d’Auckland à tous ses nouveaux arrivants avec des activités.

Résultat, je me suis retrouvé dans la catégorie SENIOR avec des minots de 20 ans, Cimer le POLO !! Tant pis c’est pas grave, j’avais repéré un bar en visitant Viaduct Harbour et ça tombe bien, je suis plus très loin ! En arrivant sur place l’ambiance est au top, concert live avec des reprises du genre Purple rain etc .. Je me cale une petite bière et c’est parti pour ma première soirée à Auckland 🙂

La suite dès que je récupère les clés du VAN 😉

See You !

Départ imminent

C’est bientôt l’heure de m’envoler vers de nouvelles contrées : New Zealand me (RE)voilà !!

Il est 10h00 du matin, décollage dans exactement 5h00 tout pile. J’arrive pas vraiment à me rendre compte mais ça va venir ;-). Mes valises sont enfin prêtes, il était temps ahah !

Mon programme pour les 2 prochains jours :

Je vous donne des nouvelles rapidement dès que j’aurais posé mes valises à l’auberge de jeunesse YHA Auckland.

La bise et à bientôt !